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05 Jul

La neuvième vie de Louis Drax

Publié par Platinoch  - Catégories :  #Science-Fiction-Heroïc Fantasy, #comedies dramatiques, #Drames, #Films noirs-Policiers-Thrillers

Un grand merci à Carlotta pour m’avoir permis de découvrir et de chroniquer le DVD du film « La neuvième vie de Louis Drax » de Alexandre Aja.

 

La_neuvième_vie_de_Louis_Drax

« On dit que les chats on neuf vies. Si tu es un chat, tu as déjà utilisé huit de tes vies. Une vie par an. Je t’en prie n’en utilise plus d’autres »

 

Après avoir frôlé la mort huit fois au cours de sa malchanceuse vie, Louis Drax tombe d’une falaise lors de son neuvième anniversaire. La police enquête sur les circonstances de son accident presque mortel et tente de vérifier l’alibi de son père violent, Peter. Dr Allan Pascal, un neurologiste réputé, use de méthodes peu orthodoxes, en tentant d’accéder au subconscient de Louis pour découvrir les raisons qui ont menées à sa condition. Mais tandis qu’il s’enfonce dans des profondeurs mystérieuses et tente de comprendre l’habilité de Louis à échapper à la mort, le docteur tombe amoureux de la mère de Louis, Natalie. Alors que des nouvelles preuves son découvertes, des révélations surprenantes viennent changer le destin de Louis Drax et de ceux qui l’entourent…

 

« Il n’est pas comme les autres enfants. Je crois que mon fils est un ange »

 

LouisDrax

Fils du cinéaste Alexandre Arcady et d’une critique de cinéma, le jeune Alexandre Aja se retrouve baigné depuis sa plus tendre enfance dans l’univers du septième art et des plateaux de cinéma. Enfant, il enchaine ainsi les apparitions dans les films de son père. Mais c’est au lycée qu’il se prend réellement d’une passion pour l’écriture et la réalisation. Après quelques courts-métrages, il réalise son premier film « Furia », en 1999 avec Marion Cotillard au casting. Poursuivant en parallèle l’apprentissage du métier auprès de son père sur plusieurs de ses films (« Là-bas mon pays », « Mariage mixte »), il est remarqué en 2003 pour son deuxième film, « Haute tension », qui fait le tour des festivals internationaux. De quoi lui ouvrir les portes de l’Amérique où il s’impose en l’espace d’une poignée de films (« La colline à des yeux », « Mirrors », « Piranha - 3D ») comme l’une des nouvelles figures du cinéma d’horreur et d’épouvante. Avec « Horns » en 2013, il amorce un virage dans sa carrière en délaissant le genre de l’épouvante pour celui du fantastique. Il enchaine en 2016 avec le thriller fantastique « La neuvième vie de Louis Drax », adaptation du roman éponyme de Liz Jensen. Un roman que rêvait d’adapter le regretté Anthony Minghella qui en avait acquis les droits mais qui est malheureusement décédé avant de pouvoir mener son projet à bien. A noter que c’est son fils, l’acteur Max Minghella qui en signe le scénario.

 

« Parfois il y a des personnes qui ne veulent pas se réveiller »

 

Louis_Drax_Aja

Un enfant qui survit aux pires accidents et depuis son plus jeune âge. Jusqu’à l’accident de trop. Serait-ce le fruit du hasard ? Le destin s’acharnerait-il sur lui plus que de raison ? « La neuvième vie de Louis Drax » est ainsi un film déroutant qui débute à la façon d’un conte décalé et coloré qui rappelle le cinéma de Jean-Pierre Jeunet. Avant de basculer le thriller fantastique. Débutera alors un récit sur deux niveaux de réalités parallèles : celui du monde des vivants dans lequel les médecins s’acharneront à ramener Louis à la vie, et celui du subconscient de Louis qui, dans son coma, devra affronter ses démons intérieurs pour remonter à la surface. Le film prendra alors des tournures de labyrinthe mental (type « Eternal Sunshine of the spotless mind »)  dans l’esprit torturé du héros qui, seul, possède les éléments de vérité quant à la vraie nature de son accident. Le film d’Aja lorgne alors beaucoup du côté du cinéma fantastique espagnol, de Del Toro (« Le labyrinthe de Pan ») à Bayona (« Quelques minutes après minuit »). Mais malgré l’étrange poésie qui se dégage du film, celui-ci se révèle extraordinairement sinueux et finit par perdre ses spectateurs en chemins au fur et à mesure que son intrigue à tiroirs multiplie les fausses pistes. Surtout, le récit est construit de telle sorte que ses personnages n’apparaissent jamais véritablement attachants, ne suscitant pas la moindre empathie, à commencer par le jeune Louis Drax. L’expérience est dès lors assez frustrante, car si le film est formellement beau et parfois même émouvant, il apparait le plus souvent assez désincarné, nous laissant ainsi sur notre faim. Vraiment dommage, car c’est le genre de film que l’on aurait adoré adorer.  

 

Louis_Drax_Jamie_Dornan

 

**

 

Le DVD : Le film est proposé en version originale américaine (5.1 et 2.0) ainsi qu’en version française (5.1 et 2.0). Des sous-titres optionnels français sont également proposés.

 

Côté bonus, le film est accompagné d’un making of, de deux spots publicitaires et de bandes-annonces.

 

Edité par Carlotta, « La neuvième vie de Louis Drax » est disponible en DVD ainsi qu’en blu-ray depuis le 21 juin 2017.

 

Le site Internet de Carlotta est ici. Sa page Facebook est ici.

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Le blog sans prétention d'un cinéphile atteint de cinéphagie, qui rend compte autant que possible des films qu'il a vu!