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25 Jan

A Fuller life

Publié par Platinoch  - Catégories :  #Documentaires

Un grand merci à Carlotta pour m’avoir permis de découvrir et de chroniquer le blu-ray de « A Fuller life » de Samantha Fuller.

 

A_Fuller_Life

« Quand j’ai su au front que ma nouvelle allait être adapté en film, je me suis rendu compte combien Hollywood était déconnecté de la réalité et de l’enfer dans lequel je vivais »

 

Les cinéphiles du monde entier connaissent Samuel Fuller, l’immense réalisateur américain à qui l’on doit les chefs-d’œuvre Le Port de la drogue (1953), Shock Corridor (1963) ou Dressé pour tuer (1982). Toutefois, beaucoup de gens ignorent les multiples facettes de cet homme : journaliste d’investigation à l’adolescence ; pigiste parcourant les routes des États-Unis ; scénariste et réalisateur provocateur à Hollywood ; mais aussi cinéaste exilé en France et héros de guerre…

 

« J'ai toujours plongé dans la vie la tête la première sans m'inquiéter de l'échec. »

 

A_Fuller_Life_Constance_Towers

Vendeur de journaux, journaliste criminel, reporter, soldat, romancier, scénariste... Samuel Fuller aura vécu mille vies en une seule avant de devenir l’immense cinéaste que tout le monde connait (« Le port de la drogue », « La maison de bambou »... ). Près de vingt ans après sa mort, sa fille unique, Samantha Fuller, lui rend un vibrant hommage en réalisant le documentaire somme « A Fuller life ». Pour l’occasion, elle réunit face caméra une pléiade de comédiens et/ou de réalisateurs, tous des amis de son père (Wim Wenders, Joe Dante, Monte Hellman, William Friedkin...), des acteurs de ses films (Jennifer Beals, Constance Towers, Bill Duke, Mark Hamill...) ou de simples admirateurs (James Franco, Tim Roth...). Lisant de larges extraits de « Un troisième visage », mémoires de Fuller publiées en 2002 à titre posthume, chacun nous racontera à son tour un épisode de la vie du cinéaste, de son enfance modeste à Brooklyn à ses premiers pas de journaliste jusqu’à ses années de guerre au sein de la mythique « Big red one », où l’expérience de l’horreur humaine le maquera au-delà du traumatisme, influençant ainsi profondément son écriture et ses films. Mais surtout, il ressort de son parcours un sentiment de profonde cohérence. Une forme de curiosité qui l’aura constamment nourri et animé, le poussant toujours vers la découverte de l’autre, avec la même envie de rendre compte, d’abord avec de belles lettres, puis avec des photographies ou une caméra. Avec à la clé, une filmographie complexe, laissant transparaitre ses expériences personnelles (la passion du journalisme dans « Park Row », le dégoût de la guerre dans « J’ai vécu l’enfer de Corée » ou « Au-delà de la gloire ») ainsi que ses engagements politico-moraux (il demeure notamment l’un des premiers cinéastes hollywoodiens à donner de véritables rôles à des acteurs de couleur, comme dans « The Crimson Kimono »). En creux, se dessine le portrait d’un homme intègre et droit, à la fois serein et lucide sur sa vie et sur le monde qui l’entoure, qui s’est considéré jusqu’au bout comme un outsider. De quoi nous donner une folle envie de nous replonger largement dans son œuvre.

 

A_Fuller_Life_Wim_Wenders

 

****

 

Le blu-ray : Le film est présenté en version originale américaine (5.1 et 2.0). Des sous-titres français sont également disponibles.

 

Côté bonus, le film est accompagné de « Dogface » : pilote réalisé par Samuel Fuller pour une série portant sur un groupe de soldats de l’armée de terre américaine qui combat les nazis en Afrique du Nord (1959 - 26 min.).

 

Edité par Carlotta, « A Fuller life » est disponible en DVD ainsi qu’en blu-ray depuis le 3 janvier 2018.

 

Le site Internet de Carlotta est ici. Sa page Facebook est ici.

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Le blog sans prétention d'un cinéphile atteint de cinéphagie, qui rend compte autant que possible des films qu'il a vu!