Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
24 Aug

Red sparrow

Publié par Platinoch  - Catégories :  #Films noirs-Policiers-Thrillers

Un grand merci à 20th Century Fox ainsi qu’à l’Agence Cartel pour m’avoir permis de découvrir et de chroniquer le DVD du film « Red Sparrow » de Francis Lawrence.

 

Red_sparrow

« J’étais devenue un témoin gênant alors il m’a fallu choisir : mourir ou devenir l’une des leurs »

 

Une jeune ballerine, dont la carrière est brisée nette après une chute, est recrutée contre sa volonté par les services secrets russes. Entraînée à utiliser ses charmes et son corps comme des armes, elle découvre l’ampleur de son nouveau pouvoir et devient rapidement l’un de leurs meilleurs agents. Sa première cible est un agent infiltré de la CIA en Russie. Entre manipulation et séduction, un jeu dangereux s’installe entre eux.

 

« L’humain est une mosaïque de besoins. Soyez la pièce manquante et ils vous diront tout »

 

Red_sparrow_Jennifer_Lawrence

Après une première carrière de réalisateur dans l’univers du clip musical (durant laquelle il officie notamment pour Aerosmith, Britney Spears, Justin Timberlake, Lady Gaga ou encore Beyonce), Francis Lawrence débarque sur grand écran en 2005 avec « Constantine », un polar mâtiné d’univers fantastique. Une première expérience qui donnera le ton à une carrière qui – exception faite du médiocre mélodrame « De l’eau pour les éléphants » - sera essentiellement tournée vers le genre de la Science-fiction (« Je suis une légende », les trois derniers volets de la saga « Hunger games »). Toutefois, avec « Red sparrow », il sort de sa zone de confort et s’essaye cette fois au registre du film d’espionnage. Adaptation du roman éponyme de Jason Matthews, un véritable ancien agent de la CIA, le film fut un temps proposé à Darren Aronofsky puis à David Fincher avant d’être finalement confié Francis Lawrence, qui retrouve ici sa muse et homonyme Jennifer Lawrence pour un quatrième film consécutif.

 

« Tu as un don pour survivre, dommage que tu aies une âme »

 

Red_sparrow_Charlotte_Rampling

Avec « Red sparrow », Lawrence nous replonge dans les affres d'une guerre froide qui n'a jamais véritablement pris fin. Un chassé-croisé entre espions américains et russes pour démasquer la taupe qui rencarde la CIA depuis l'hôtel de la Loubianka. Le tout sur fond de manipulations. Et quoi de mieux pour faire tomber les barrières de la méfiance qu'une jolie et frêle jeune femme ? En cela, le scénario ménage un subtil mélange de mystère, de complot, de violence et de sensualité. Dommage dès lors que l'intrigue peine à tenir la distance sur les 2h20 que durent le film, évacuant en cours de route toute tension policière pour nous rejouer un improbable mélo façon « Les enchainés » d'Hitchcock. Encore que cela donne lieu à quelques séquences assez incroyables, comme cette très bonne scène de torture aux mains d'un implacable tueur russe spécialiste des « épluchures » humaines. De même, on pourra reprocher au scénario sa dimension manichéenne un peu trop appuyée, avec les gentils américains bienveillants d’un côté et les méchants russes qui se révèlent toujours cruels. Mais finalement l'intérêt du film est ailleurs, dans cette façon de nous présenter tout le processus de recrutement et de formation de cette espionne malgré elle, qui devra subir et survivre à moult épreuves et autres tortures pour rester dans la course. Plus encore qu'un lavage de cerveau, sa survie passera par un abandon total de soi (de toute pudeur et de tout amour-propre) au service de l'intérêt supérieur de la nation. Et surtout de ses dirigeants. C'est sans doute là que le film trouve ses meilleures scènes, qui sont aussi les plus dérangeantes, notamment lorsqu’il est question de donner son corps pour l’intérêt de la mission. La jolie Jennifer Lawrence y fait l'étalage de tout son talent et fait preuve d'une belle maturité, au milieu d'un casting plutôt prestigieux (Jeremy Irons, Charlotte Rampling, Matthias Schoenaerts, Joel Edgerton). S’il ne renouvelle pas vraiment le genre, le film offre néanmoins un divertissement tout à fait recommandable.

 

Red_sparrow_Matthias_Schoenaerts

 

***

 

Le DVD : Le film est présenté en version originale américaine (5.1) ainsi qu’en version française (5.1). Des sous-titres français sont également disponibles.

 

Côté bonus, le film est accompagné de scènes inédites ainsi que des commentaires du réalisateur Francis Lawrence.

 

Edité par 20th Century Fox, « Redsparrow » est disponible en DVD, blu-ray et blu-ray 4k Ultra-HD depuis le 8 août 2018.

 

Le site Internet de 20th Century Fox est ici. Sa page Facebook est ici.

Commenter cet article

Archives

À propos

Le blog sans prétention d'un cinéphile atteint de cinéphagie, qui rend compte autant que possible des films qu'il a vu!