Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
29 Dec

Papillon

Publié par Platinoch  - Catégories :  #comedies dramatiques, #Drames

Un grand merci à Metropolitan Films pour m’avoir permis de découvrir et de chroniquer le blu-ray du film « Papillon » de Michael Noer.

 

Papillon

« Faut reconnaitre que tu as des couilles. Si tu essayes de m’arnaquer, je te les ferai bouffer »

 

Paris 1931. Henri Charrière, dit « Papillon », petit malfrat du Paris des années 30, est condamné à la prison à vie pour un meurtre qu’il réfute avoir commis. Il est envoyé au bagne de Cayenne, en Guyane, où il fait la connaissance de Louis Dega, un célèbre faussaire. Déterminé à s’évader, Papillon décide de faire équipe avec Louis pour trouver le moyen de s’échapper de cet enfer.

 

« Tu vas partie en internement pendant deux ans. Il se passe des choses étranges là-bas. Surtout pour ceux qui comme toi on de l’espoir. Car il n’y aucun espoir là-bas. Il n’y a que le silence. »

 

Papillon_Rami_Malek

Pendant plus d'un siècle le bagne de Guyane défraya la chronique du fait des conditions de détentions particulièrement inhumaines qui furent appliquées à ses prisonniers. De quoi en faire, de réputation, l'un des pénitenciers les plus durs du monde. Comme une sorte d’antichambre terrestre de l'enfer. S'il vit défiler quelques prisonniers célèbres (le Capitaine Alfred Dreyfus, Guillaume Seznec), le bagne guyanais fut aussi réputé pour être quasiment inviolable avec un très faible taux d'évasions réussies. Témoin privilégié de ces terribles conditions d'internement, l'ancien bagnard Henri Charrière (1906-1973) alias « Papillon » - surnom donné en raison du tatouage qu'il arborait fièrement sur sa poitrine - avait écrit à la fin de sa vie un roman plus ou moins autobiographique devenu en quelques mois un best seller mondial ayant donné lieu à une première adaptation ciné réalisée en 1973 par  Franklin Schaffner  avec Steve McQueen dans le rôle titre.

 

« Ici on est tous des animaux en cage »

 

Papillon_Charlie_Hunnam

L’idée même de refaire un film d’après le récit de Charrière près d’un demi-siècle après le film culte de Schaffner avait tout d’un pari pour le moins audacieux (pour ne pas dire d’une gageure) tant ce dernier est devenu depuis une référence en matière de film carcéral. Une mission périlleuse donc, qui incombe au cinéaste danois Michael Noer, déjà remarqué pour son drame carcéral « » (2013), qui dirige pour l’occasion sa première production internationale. Alors, bilan des courses  ?  Passé la reconstitution un peu folklorique du Paris des années folles du premier quart d'heure, force est de constater que le film tient étonnement plutôt bien la route. La reconstitution du bagne parait crédible, ses horribles conditions de vie nous sont montrées sans fard, et quelques moments de bravoure bien violents (un bagnard qui en éventre un autre pour lui prendre l’argent qu’il avait caché) viennent pimenter un peu l'ensemble. Pourtant on ne peut s'empêcher de comparer ce film à celui de 1973. Et à ce jeu là, cette version 2018 parait tout de même un peu trop lisse et trop sage. A l'image des scènes d'évasion un peu expédiées ou des cachots d'isolement qui semblent bien proprets par rapport à ceux grouillants d'excréments et de nuisibles du film de Schaffner. Surtout, on peine à y retrouver la puissance psychologique de l'original, dans lequel « Papillon » gagnait son combat grâce à la force de résilience de son esprit qui refusait obstinément de se faire enfermer et détruire par le système pénitentiaire. En cela, le musculeux Charlie Hunnam manque un peu du côté canaille et espiègle de Steve McQueen qui allait si bien au personnage de « Papillon ». De même Rami Malek n'a pas non plus tout à fait la subtilité de jeu de Dustin Hoffman, qui campait un Delga plus complexe jusque dans sa défaite et sa résignation finale, brisé par les années à l’isolement. Nonobstant cette inévitable comparaison, ce « Papillon » version 2018 n’en demeure pas moins un divertissement efficace et plaisant.

 

Papillon_2018

 

***

 

Le blu-ray : Le film est présenté en version originale américaine (5.1) ainsi qu’en version française (5.1). Des sous-titres français sont également disponibles.

 

Côté bonus, outre une version longue du film (allongée de près de 20 minutes), le disque propose également de nombreuses scènes coupées (30 min.) et des bandes-annonces.

 

Edité par Metropolitan Films, « Papillon » est disponible en DVD ainsi qu’en blu-ray depuis le 15 décembre 2018.

 

Le site de Metropolitan Films est ici. Sa page Facebook est ici.

Commenter cet article

Archives

À propos

Le blog sans prétention d'un cinéphile atteint de cinéphagie, qui rend compte autant que possible des films qu'il a vu!