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03 Feb

5000 dollars mort ou vif

Publié par Platinoch  - Catégories :  #Westerns

Un grand merci à Sidonis Calysta pour m’avoir permis de découvrir et de chroniquer le blu-ray du film « 5000 dollars mort ou vif » de R. G. Springsteen.

 

5000_dollars_mort_ou_vif

« Vous avez fait une petite erreur d’à peine un centimètre. Mais elle vous sera fatale »

 

Ben Blazer est autant un grand propriétaire de ranch qu’un tyran sans foi ni loi. Malheur à qui se lance dans l’élevage aux abords de ses terres, ses hommes de main se chargeant de les éliminer… Seul survivant au massacre des siens, nouvellement arrivés dans l’Ouest avec leur troupeau, le jeune Kent Taggart tue son fils, justement l’un des assassins de ses parents. Un acte qui, selon Blazer, ne peut rester impuni. Il engage un chasseur de primes si acharné à toucher les 5.000 $ offerts qu’il poursuit sa proie jusqu’en territoire indien…

 

« Ce Taggart, on dirait qu’il agit comme s’il voulait vivre vieux. Dommage pour lui qu’il n’ait plus d’arme »

 

5000_dollars_mort_ou_vif_Tony_Young

S’ils furent longtemps les grands spécialistes hollywoodiens du film fantastique d’épouvante, les Studios Universal se spécialisent au cours des années 50 dans le mélodrame (notamment par le biais de Douglas Sirk) et dans le film noir. Ce qui ne les empêche pas, en creux, de produire de nombreux westerns de série B de très bonne facture. Il faut dire qu’ils surent s’appuyer sur une génération de cinéastes particulièrement adroits, tels Budd Boeddicher (« Le traitre du Texas », « A feu et à sang », « Le déserteur de Fort Alamo »), Anthony Mann (« Winchester 73 », « Les affameurs », « Je suis un aventurier »), George Sherman (« A l’assaut de Fort Clark », « Sur le territoire des Comanche », « Tomahawk ») ou encore Raoul Walsh (« La brigade héroïque »). Mais avec les années 60, le genre amorce son déclin et les studios – Universal en tête – réduisent les moyens alloués aux westerns.

 

« Une femme et de l’or ? Tu me parles de paradis ! »

 

5000_dollars_mort_ou_vif_RG_Springsteen

C’est dans ce contexte que sort en 1964 « 5000 dollars mort ou vif », adaptation d’un roman de Louis L’Amour, auteur américain dont les écrits ont inspiré de nombreux westerns (« Hondo l’homme du désert », « Le traquenard des sans-loi », « Shalako », « Catlow »…). Une histoire de vengeance formellement très classique dans lequel trois tueurs à gages sont missionnés pour abattre un jeune pionnier coupable d’avoir tué le rancher qui a assassiné ses parents. Mais leur course-poursuite à travers le désert sera quelque peu perturbée par les indiens sur le sentier de la guerre. Le réalisateur R. G. Springsteen, tâcheron spécialisé dans le western (« Le collier de fer », « La patrouille de la violence ») signe là une série B très honnête et plutôt efficace, sans pour autant jamais réussir à transcender son sujet. Le format assez court (85 min.) et le personnage de salopard cynique et sans scrupules de Dan Duryea assurant un minimum de spectacle et d’intérêt au film. On regrettera toutefois que les bonnes idées ne soient jamais pleinement exploitées jusqu’au bout (notamment le personnage de la veuve bien rangée obligée de se reconvertir comme chanteuse de saloon, symbole de la dureté de la vie dans l'ouest). De même qu’on déplorera le niveau général assez moyen de l’interprétation, Tony Young manquant un peu de charisme face à un Dan Duryea particulièrement cabotin et en surjeu permanent. Un produit de série regardable mais assez peu mémorable.

 

5000_dollars_mort_ou_vif_Dan_Duryea

 

**

 

Le blu-ray : Le film est présenté en version restaurée dans un Master Haute-Définition et proposé en version originale américaine (2.0) ainsi qu’en version française (2.0). Des sous-titres français sont également disponibles.

 

Côté bonus, le film est accompagné d’une présentation signée Patrick Brion.

 

Edité par Sidonis Calysta, « 5000 dollars mort ou vif » est disponible en blu-ray ainsi qu’en DVD depuis le 25 janvier 2020.

 

Le site Internet de Sidonis Calysta est ici. Sa page Facebook est ici.

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Le blog sans prétention d'un cinéphile atteint de cinéphagie, qui rend compte autant que possible des films qu'il a vu!