Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
26 Mar

Retour à Zombieland

Publié par Platinoch  - Catégories :  #comedies, #comedies horrifiques

Un grand merci à Sony Pictures ainsi qu’à Cinetrafic pour m’avoir permis de découvrir et de chroniquer le DVD du film « Retour à Zombieland » de Ruben Fleischer.

 

Retour_à_Zombieland

« J’ai une règle : savoir savourer les petites choses ! »

 

Le chaos règne partout dans le pays, depuis la Maison Blanche jusqu’aux petites villes les plus reculées. Nos quatre tueurs doivent désormais affronter de nouvelles races de zombies qui ont évolué en dix ans et une poignée de rescapés humains. Mais ce sont les conflits propres à cette « famille » improvisée qui restent les plus difficiles à gérer…

 

« Tu as cru que j’allais te manger ? La dernière fois ça ne t’a pas fait peur ! »

 

Retour_à_Zombieland_Rosario_Dawson

Créature née des croyances populaires haïtiennes, le zombie s'impose comme une des figures récurrentes du cinéma horrifique dès le début des années 40. Mais c'est sans aucun doute George Romero qui les popularise à compter de la fin des années 60 et le début de sa saga des zombies où, plus que des monstres féroces mangeurs de chair humaine, ils sont à la fois le symbole des dérives des expérimentations scientifiques et la menace ultime montrant les pires travers de la société occidentale (matérialisme, consumérisme à outrance, individualisme, fascination pour la violence et les armes, puritanisme...). Tombé en désuétude au cours des années 90, le genre se réinvente à partir des années 2000 par le biais de la comédie trash et de la parodie. Dans la lignée du génial « Shaun of the dead » et de ses nombreux émules plus ou moins réussis (« Fido », « Black sheep », « Life after Beth », « Burying the ex »...), Ruben Fleischer réalisait en 2009 la comédie horrifique « Bienvenue à Zombieland », boostée par un savant cocktail d’irrévérence, de second degré et d’énergie électrisante qui lui conférait immédiatement le statut de film culte.  

 

« J’en ai marre de fuir : à quoi bon avoir une maison si on ne peut pas y rester ? »

 

Retour_à_Zombieland_Woody_Harrelson

Dix ans et quelques désillusions plus tard (« 30 minutes maximum », « Gangster squad » et « Venom » n’ont pas eu la réussite escomptée), Ruben Fleischer nous revient aux commandes de « Retour à Zombieland », suite longtemps espérée et que l’on attendait plus. Et il nous donne le ton dès la scène d’ouverture dans laquelle nos héros viennent joyeusement libérer la Maison Blanche d’une horde de zombies qui ont pris possession des lieux. On appréciera fortement la symbolique. Un moyen de nous rappeler à quel point l’Amérique a changé en dix ans, passant de l’espoir suscité par les débuts de la présidence Obama au cynisme de la présidence de Donald Trump. Il n’en fallait pas plus pour que le film prenne une dimension socio-politique évidente, les derniers survivants devant faire face à une menace incarnée grossièrement par les péquenauds de l’Amérique profonde (les « Homer », zombies simplets et en surpoids) et par ceux qui ont su s’adapter aux dérives du système (les « T-800 », véritables machines à tuer). Face à eux, une petite communauté de survivants subsiste fièrement quelque part dans l’immensité de l’ouest, croyant encore à un monde meilleur, à la fois vegan et sans armes à feu. Entre ces deux mondes antagonistes et irréconciliables, nos héros devront chercher leur route le temps d’une aventure hilarante et mouvementée dans laquelle le principal enjeu sera de réussir à maintenir leur belle unité tout en respectant la volonté d’émancipation de chacun. Si cette suite est peut-être un poil moins badass que l’original, force est de constater que le cinéaste n’a rien perdu de son irrévérence, de son humour perché (l’affrontement entre vivants et zombies dans le manoir du King Elvis Presley) ni de sa belle générosité. Tout juste pourra-t-on lui reproché son côté un peu trop appliqué. Mais rien qui ne saurait contrarier la joie de retrouver les personnages qu’on avait tant aimé dans le premier opus. S’il se situe un cran en-dessous, « Retour à Zombieland » n’en reste pas moins un divertissement fun et joyeusement barré.

 

Retour_à_Zombieland_Emma_Stone

 

***

 

Le DVD : Le film est présenté en version originale américaine (5.1) ainsi qu’en versions française, espagnole et allemande (toutes 5.1). Des sous-titres français, anglais, espagnols, allemands, néerlandais, flamands, arabes et turcs sont également disponibles.

 

Côté bonus, le film est accompagné des modules « Les véhicules de Zombieland », « Les règles du film de zombies », « La conception de Babylone », « Du sang neuf » et d’un Commentaire audio de Ruben Fleischer.

 

Edité par Sony Pictures, « Retour à Zombieland » est disponible en DVD, blu-ray et blu-ray 4k UHD, steelbook, coffret Zombieland 1 et 2 et VOD depuis le 11 mars 2020.

 

Le site Internet de Sony Pictures est ici. Sa page Facebook est ici.

 

A découvrir sur Cinetrafic, le cinéma d’horreur en 2020 et les films pour rire cette année.

Commenter cet article

Archives

À propos

Le blog sans prétention d'un cinéphile atteint de cinéphagie, qui rend compte autant que possible des films qu'il a vu!