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13 Feb

Yes man

Publié par platinoch  - Catégories :  #Comédies

« Le oui a changé ma vie »

Carl Allen est au point mort. No future... jusqu'au jour où il s'inscrit à un programme de développement personnel basé sur une idée toute simple : dire oui à tout !

Carl découvre avec éblouissement le pouvoir magique du "Yes", et voit sa vie professionnelle et amoureuse bouleversée du jour au lendemain : une promotion inattendue, une nouvelle petite amie... Mais il découvrira bientôt que le mieux peut être l'ennemi du bien, et que toutes les occasions ne sont pas bonnes à prendre...

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« Vis ta vie, tu ne le regretteras pas »

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Cinquième long métrage du réalisateur Peyton Reed, à qui l’on doit notamment les médiocres « La rupture » (2006) et « Bye bye love » (2003), « Yes man » est l’adaptation cinématographique du livre de l’anglais Danny Wallace. Un livre basé sur l’expérience de l’auteur, qui, durant les six années qui ont suivi une rupture difficile, a mis un point d’honneur à répondre « oui » à toutes les questions qu’on lui posait. Un projet très original (et donc considéré comme « risqué ») qu’il a été très difficile à monter. Jim Carrey, qui a coiffé Jack Black, initialement pressenti pour endosser le rôle principal, a notamment renoncé à son cachet pour le rôle, négociant en revanche un pourcentage sur les recettes du film.

« La vie est un grand terrain de jeu. On le sait quand on est enfant mais on l’oublie en grandissant »

Le bonheur ne tient souvent pas à grand-chose Il suffit parfois simplement de le vouloir et de s’ouvrir aux autres. Savoir vivre sa vie. Savoir donner sans arrières pensées pour s’en retrouver « récompensé » en retour. C’est en substance le message du séminaire animé par un gourou de l’épanouissement personnel, qui sert de base à ce scénario. Comédie barrée et échevelée, « Yes man » met donc en scène un héros taciturne ayant perdu le goût à la vie, qui décide du jour au lendemain, suite à un séminaire type thérapie de groupe, de reprendre sa vie en main et de dire oui à tout, même aux propositions les plus improbables que son bon sens aurait du lui faire refuser. Si cette méthode lui porte assez vite chance (il rencontre une fille géniale, obtient une promotion, se réconcilie avec ses amis et retrouve goût à la vie), elle donne surtout lieu à une succession de scènes aussi improbables qu’hilarantes (en vrac, citons la visite à la vieille voisine, les soirées Harry Potter chez son collègue, la discussion avec une vendeuse coréenne, ou encore le sauvetage d’un dépressif prêt à se défenestrer). Mais la vraie force de ce film réside essentiellement dans sa capacité (inspirée clairement des films d’Apatow) à émouvoir et à toucher au-delà de la gaudriole par le biais de personnages particulièrement bien écrits et hyper-attachants. Mieux, « Yes man » se permet de dresser une vraie vision critique de la société américaine, remettant en cause le modèle individualiste de la société et la paranoïa sécuritaire des années Bush (comme le montrent ces deux fédéraux, qui vont jusqu’à arrêter le héros pour ses voyages hasardeux dans des petites villes du pays où il n’y a rien à voir), l’influence des prêcheurs médiatique, ou encore le racisme ambiant (le site de rencontres iranien). Dommage dès lors que le film ne tienne pas réellement la distance, en raison de longueurs et de baisses de régime, ainsi que de quelques facilités scénaristiques (l’espèce de grand happy end où tout le monde se retrouve pour l’enterrement de vie de jeune fille final). Mais l’ensemble demeure suffisamment frais et gentiment dingue pour permettre de garder le sourire d’un bout à l’autre du film. D’autant que Jim Carrey se montre une nouvelle fois excellent dans un rôle de type blessé, avec ses fêlures, qui renait à la vie. D’un certain point de vue, il y a d’ailleurs de nombreux points communs avec son rôle de Joel dans l’excellent « Eternal sunshine of the spotless mind ». On en vient même à regretter qu’il ait perdu tant de temps dans des comédies sinistres (« Ace ventura », « Menteur menteur », « The mask ») où ses abus de grimaces ont trop longtemps occulté son véritable et immense talent d’acteur. A ses côtés, la fraicheur et la douce folie de la charmante Zooey Deschanel se révèle parfaitement complémentaire au jeu de Carrey avec qui elle forme un couple touchant et crédible. Le reste du casting est tout aussi impeccable, avec une mention particulière pour Terence Stamp, Bradley Cooper et Rhys Darby. Dès lors, à défaut d’être le chef d’œuvre de l’année, « Yes man » remplit allègrement son contrat et s’impose comme une comédie rafraichissante et sympathique, doublée d’un agréable divertissement. 

  



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Bob Morane 16/02/2009 12:09

Compte tenu de la bande annonce, je m'attendais à un énieme Mask. La bonne surprise a donc été au rendez vous. Je partage tout à fait ton analyse. Quelques longueurs, mais dans l'ensemble, un film sympatique avec des scènes hilarantes et touchantes et un jeu d'acteurs excellent.

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Le blog sans prétention d'un cinéphile atteint de cinéphagie, qui rend compte autant que possible des films qu'il a vu!