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13 Aug

American bluff

Publié par Platinoch  - Catégories :  #Films noirs-Policiers-Thrillers

Un grand merci à Cinetrafic ainsi qu’à Metropolitan FilmExport pour m’avoir permis de chroniquer le blu ray de « American bluff » de David O. Russell dans le cadre de l’opération Dvdtrafic.

http://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/13/12/17/13/00/199998.jpg« Nous devons entuber tous ces gens. Ce sera notre plus belle arnaque ! »

Entre fiction et réalité, American Bluff nous plonge dans l’univers fascinant de l’un des plus extraordinaires scandales qui ait secoué l’Amérique des années 70.

Un escroc particulièrement brillant, Irving Rosenfeld, et sa belle complice, Sydney Prosser, se retrouvent ainsi obligés par un agent du FBI, Richie DiMaso, de nager dans les eaux troubles de la mafia et du pouvoir pour piéger un homme politique corrompu, Carmine Polito. Le piège est risqué, d’autant que l’imprévisible épouse d’Irving, Rosalyn, pourrait bien tous les conduire à leur perte….

« Tu sais, si le pays était gouverné par des gens comme toi, nous vivrions comme en Europe de l’est ou au Guatemala ! »

http://fr.web.img4.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/237/21023767_20130731192953439.jpgMéconnue en France, l’affaire « Abscam » est connue en Amérique comme l’un des scandales politico-médiatique les plus retentissants. Ou comment le FBI s’est notoirement acoquiné avec des escrocs pour tenter de piéger et de faire tomber des politiciens corrompus par la mafia. En son temps, Louis Malle rêvait déjà de s’attaquer à cette histoire digne d’une farce. Mais sans suite. Plus récemment, c’est Ben Affleck qui fut également, un temps, intéressé par cette histoire. Mais il passa son tour préférant s’atteler au projet « Argo ». Au final, c’est donc David O. Russell qui, avec « American bluff », en signera une très libre adaptation.

« Les gens croient ce qu’ils ont envie de croire. Comme ce tableau : c’est un faux. Et pourtant les gens se pressent pour le voir. Alors qui est le maitre ? L’artiste ou le faussaire ? »

http://fr.web.img4.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/237/21023787_20130801122910567.jpgPour réussir un grand film, il faut trois éléments majeurs : un bon sujet, un scénario solide capable de mettre ce dernier en valeur, et une réalisation efficace. S’agissant des deux premiers points, on peut aisément dire que David O. Russel a bénéficié pour son film de l’un des meilleurs scénarios hollywoodiens de ces dernières années. Pour le coup, si on doit trouver une faille dans ce film, celle-ci est due à sa réalisation. Ou plutôt au goût disproportionné du réalisateur pour l’emphase qui le pousse à trop soigner la forme (la reconstitution des années 70 et des looks de ses personnages, trop de bouclettes en général!) et à étirer son récit sur plus de 2h20 en multipliant les intrigues à tiroirs. Cela aurait pu se justifier. Mais ici, ces intrigues secondaires qui se rajoutent (l’intrigue amoureuse entre Adams et Cooper, le personnage de Jennifer Lawrence) façon mille-feuille viennent surtout parasiter et embrouiller inutilement une histoire déjà fort complexe en soi. Dommage, car cette (libre) adaptation de l’affaire Abscam comportait plusieurs degrés de lecture. Au-delà de ses quelques moments de bravoure (la scène de négociation avec la mafia et un faux émir devient immédiatement un classique du genre), la farce ubuesque rappelle de manière plus générale les liens troubles unissant la police, les politiciens et la mafia aux Etats-Unis, permettant ainsi au réalisateur de s’interroger sur les notions de bien et de mal (l’accord passé entre les politiciens et la mafia devant permettre de créer des emplois dans une région sinistrée). Derrière, le film bénéficie d’un casting de haute volée, qui plus est à la hauteur de sa réputation. Christian Bale nous livre ainsi une nouvelle performance caméléon absolument incroyable, bien aidé par une Amy Adams au top de son talent. Un très bon film, qui manque de peu le titre de chef d’œuvre.

 http://fr.web.img6.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/14/01/07/18/45/342948.jpg  http://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/233/21023325_20130801122652732.jpg

Le blu ray : Edité par Metropolitan FilmExport, le film est disponible en dvd et blu ray depuis le 5 juin 2014. Le film est disponible en VOST et en VF. Il est composé d’un large module de scènes coupées comprenant une fin alternative. Les autres bonus se composent notamment d’un making-of et d’une documentaire sur l’avant-première parisienne du film.

A découvrir sur Cinetrafic les catégories film états unis et film de 2014

 

 

 

 

 

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Bob Morane 14/08/2014 07:06


Pour ma part, je m'étais énormément ennuyé avec ce débit de dialogue excessif à l'emporte pièce où toute une gamme de pièges, de personnages, des lieux s'imbriquent que je n'en savait plus ce
qu'il fallait retenir de qui était qui voulait quoi... à force, le faussaire en a fait un tel faux qui m'a vite perdu.


Dommage, car en effet, la trame principale était en soit assez difficile et passionnante, avec des interprèes fabuleux dans une restitution superbe.


La démesure n'était pas de mise ici

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Le blog sans prétention d'un cinéphile atteint de cinéphagie, qui rend compte autant que possible des films qu'il a vu!