Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
24 Mar

August Rush

Publié par platinoch  - Catégories :  #Drames

« Ecoutez ! Vous entendez la musique ? Moi je l’entend partout : dans l’air, dans le vent, dans la lumière, partout autour de moi. Il suffit pour cela d’être ouvert, d’être à l’écoute. Si j’apprenais à jouer de la musique, mes parents m’entendraient et viendraient me chercher. »

                 

August Rush, 13 ans, a toujours vécu dans cet orphelinat de la banlieue de New York. Persuadé d’avoir une famille qui le cherche à l’extérieur, il refuse obstinément toute opportunité d’être placé ou adopté dans des familles. Mais August a surtout un don : celui d’entendre la musique dans toute chose, persuadé de pouvoir communiqué avec le monde par ce biais. Bien décidé à fuir les brimades de ses petits camarades et à retrouver ses parents, August prend la tangente et fugue pour New York. Sans y connaître personne, il déambule jusqu’à atterrir dans une troupe d’enfants orphelins des rues. Ceux-ci vivent dans le squat d’un théâtre gardé par Wizard Wallace, qui les envoie jouer de la musique dans la rue tout en récupérant leurs gains. Une expérience pour August, qui se découvre le don de jouer parfaitement de la musique, alors qu’il n’avait jamais touché un instrument auparavant. Cette fois, il en est convaincu : s’il compose une symphonie pour eux et qu’ils l’entendent, alors ses parents le reconnaîtront…

 

« La vie est parfois cruelle, mais je crois à la musique comme d’autres croient aux comtes de fées »

Deuxième réalisation (après « Disco pigs » en 2001) pour la réalisatrice irlandaise Kristen Sheridan, « August rush » est son premier film américain. Si elle semble encore novice en terme de réalisation, son travail de scénariste a déjà été récompensé par une citation à l’Oscar du meilleur scénario pour « In America » en 2004. Un film réalisé par son père, le célèbre réalisateur irlandais Jim Sheridan, à qui l’on doit entre autres les films « My left foot » et « Au nom du père », qui auront révélé au grand public le comédien Daniel Day-Lewis.

« Si mes parents ne me trouvent pas, à moi de les trouver »

Si les éléments publicitaires du film (bande-annonce et affiches bien guimauves) annonçaient clairement la couleur, on se surprend quand même à être étonné devant la totale nullité de ce film. Non pas qu’on y plaçait par avance beaucoup d’espoir, mais on reste stupéfait que des gens aient osé porter un tel scénario, aussi cucul et ridicule, sur grand écran. Car il faut voir la tronche des rebondissements, toujours alambiqués, purement improbables et téléphonés : sur son lit de mort le père avoue à sa fille avoir profité de son coma après son accident douze ans plus tôt pour lui faire croire à une fausse couche, alors qu’il a en fait abandonné l’enfant en falsifiant les papiers pour ne pas compromettre sa carrière de violoncelliste virtuose. Il en va de même sur le don incroyable de l’enfant pour la musique, qui joue comme un virtuose de chaque instrument qu’il touche alors qu’il n’a jamais joué auparavant. Même chose lorsqu’il écrit des symphonies une heure après qu’on lui ai expliqué comment écrire la musique sur une partition. Si le film revendique son appartenance au genre du comte (la partie où August est recueilli par dans une bande d’enfants des rues protégée par un musicien raté et autoritaire fait directement référence à Dickens), cet « Oliver Twist » des temps modernes, pur produit tire-larmes écœurant de mièvrerie, sombre totalement par ses excès de bons sentiments et de guimauve.

« Tu sais ce qu’est la musique ? Une façon pour Dieu de te prouver que l’univers est magnifique. Un lien qui unit les hommes et les étoiles. »

Hallucinant de niaiserie, le film se distingue également par la platitude de sa mise en scène. Totalement lisse et banale, avec ses couleurs saturées et artificielles, ses mouvements de caméra sans ambitions, et son montage sans dynamisme, « August Rush » a une qualité visuelle digne d’un téléfilm, qui cherche à ratisser un public le plus large possible. Totalement apathique et affligent, le film n’est pas sauvé non plus par sa bande musicale, qui tient une place centrale dans le récit. Les chansons, très pop sucrées, arrivent à être encore plus niaises et agaçantes que le « Vois sur ton chemin » des « Choristes ». C’est dire. L’interprétation n’est pas non plus à la hauteur, les acteurs en faisant des tonnes. En premier lieu, le jeune Freddie Highmore. Sa tête de puceau "très premier de la classe", et son regard de chien battu, en feraient le candidat idéal pour promouvoir de la pâte à tartiner. Il est foncièrement et terriblement agaçant. Même chose pour Robin Williams, qui en fait des tonnes dans en Teynardier au look pompé sur Bono, et pour Jonathan Rhys Meyers, qui joue comme un cabot sur son côté ténébreux et sa bouche molle façon Elvis. Seule Keri Russell, dans un registre plus contenu et sobre, parvient à garder la tête hors de l’eau. Une performance qui ne pèsera pas suffisamment lourd pour sauver ce film tire-larmes, dont la niaiserie et la mièvrerie en font un grand monument de connerie. A fuir !

  



Commenter cet article

lulu 16/04/2008 21:03

lecinedefoulamerde.blog.riendanslecrane.fr (je t refai un url a tn image!)héhé yen a ki son jalou ! n'est-ce pas bob morane ? freddie highmore est un acteur super et bokou moins con ke toi ! g pa l'habitude de reagir a se genre de com's mai là vs en faite vraimen tro ! vs savez ke ts propos injurieu est puni par la loi... sur tes personnes connu en + !!! je linvente pa c ecrit partt ! freddie H. n'as pa du tt une gueule de puco et encor moin prem's de la class (mdr) mai ta par contre vu comen tu en parle (avc tan de delicatesse), on peu facilemen penC ke ta une sale geule et ke t le dernier des con !!! et encor un truc : srx, si ta pa aimer le film, pk ta fai un article dessu ?! c debil et inutil tavai pa besoin de faire partager tn avi parce ke tt le monde nest pa come toi (et heureusemen d'ailleur parceke sinn tt le monde tomberai ds la niaiserie et la mievrerie la plu total !!! XD) allez ciao les naze! sa se voi ke vs aimer pa la zic'!

diane_selwyn 25/03/2008 07:19

Totalement d'accord, c'est vraiment très mauvais.

ffred 24/03/2008 21:43

Les avis semblent unanimes sur la mauvaise qualité de ce film. Je vais éviter !

Bob Morane 24/03/2008 10:50

Rien qu'à l'idée d'aller voir la gueule de petit merdeux de Freddie Highmore, que je ne supporte pas, cette tête à claques m'hérisse les poils, en plus Robin Williams ! C'en est trop pour que j'aille voir cette daube. Je te plains de tout coeur d'avoir du te tartiner cette merde !

Archives

À propos

Le blog sans prétention d'un cinéphile atteint de cinéphagie, qui rend compte autant que possible des films qu'il a vu!