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13 May

Camping 2

Publié par platinoch  - Catégories :  #Comédies

« Avec Pauline, ça pourrait être Coup de foudre à Camping Hill ! »

Arcachon. Mois d’août. Jean-Pierre Savelli, employé aux Mutuelles d’Assurances de Clermont-Ferrand, apprend que Valérie, sa fiancée, veut faire un break. Sur les conseils d’un collègue de bureau,  il décide de changer de destination de vacances, pour se ressourcer et retrouver calme et sérénité...

Il atterrit au Camping des Flots Bleus et tombe sur Patrick Chirac et sa bande de campeurs irréductibles. Les vacances peuvent commencer sous le soleil. Mais les promoteurs, avec la bénédiction de la municipalité, négocient la destruction du camping dans le but d’en faire un complexe hôtelier de luxe.

« Trop de monoï tue le playboy »

On prend les mêmes et on recommence. Maudite soit cette règle qui impose systématiquement de faire une suite à chaque comédie qui rencontre un succès populaire. Car si l’humour un peu plouc et beauf du premier opus des aventures de Patrick Chirac au camping des Flots Bleus était plutôt rigolo, l’essentiel des rituels du campeur y étaient déjà passé en revu et une suite ne s’imposait vraiment pas. Les scénaristes s’en rendent compte et du coup brodent dans le vide. De fait, pas grand-chose de nouveau à se mettre sous la dent: les Gatineau traversent une énième crise de couple, les Pic ont toujours les mêmes ennuis avec l’emplacement 17 et Patrick Chirac se fait un nouveau pote, un cadre provincial coincé qu’il convertira à son tour au mode de vie décontracté du campeur.

« On recherche un grand brun plutôt chétif accompagné d’un autre type ressemblant à Alain Delon, vêtu d’un débardeur rose et d’un string bleu »

A défaut d’autre chose, Onteniente et Dubosc tentent donc de faire coller leur récit à une certaine actualité sociologique et politique : la crise est passée par là et Patrick, toujours chômeur, doit écourter ses vacances faute de moyens. Dans le même temps, Gatineau, dont les affaires sont florissantes, ne peut s’empêcher de céder à la mode bling-bling. Surtout, d’une manière générale, les campeurs se font les portes paroles de la France d’en bas pour dénoncer la logique ultralibérale de nos gouvernants en refusant que leur camping soit rasé au profit d’un complexe hôtelier de luxe. Au milieu de cette fantasia chez les ploucs, Dubosc nous arrache quelques sourires à grands coups de théories fumeuses (« il parait que le mariage est la principale cause de divorce, ça fait réfléchir, non ? », « Le chômage c’est le même principe que le break sauf que t’es payé ») dont il s’est fait le spécialiste. Mais dans l’ensemble le film manque de rythme et semble bien long. Même le nouveau venu, Richard Anconina (qui s’est illustré ces dernières années comme le sauveteur des comédies pourries), ne trouve pas sa place (simplement ridicule quand il fait une apparition éclaire déguisé en Patrick Chirac). Mais pire que tout, le film flirte trop souvent avec une certaine forme de démagogie (les campeurs sont forcément des ploucs) qui à la longue fini par exaspérer. Espérons que Dubosc et Onteniente auront le bon goût et l’élégance de ne pas nous imposer un troisième volet…

  



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blogness 24/05/2010 13:16

Le premier ne volait déjà pas bien haut, je ne vois pas trop l'utilité qu'il y avait de faire celui-ci. S'il y a des rapports avec l'actualité politique et sociologique dans cette suite, ce n'était pas le cas dans le premier !

Bob Morane 14/05/2010 08:59

Oui, opus de trop, avec en surprime le plus mauvais acteur du cinéma français. Anconina est ce qui plombe le plus le film. A fuir !

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Le blog sans prétention d'un cinéphile atteint de cinéphagie, qui rend compte autant que possible des films qu'il a vu!