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28 Oct

Les chimpanzés de l'espace

Publié par platinoch  - Catégories :  #Films d'animation-Dessins animés

« - Arrête de t’inquiéter : j’ai l’espace dans le sang ! – Et le vide dans la tête ! »

Ham, un jeune chimpanzé de cirque Rebel est choisi pour participer à un programme spatiale hors du commun afin de découvrir une vie extraterrestre au-delà des étoiles. Il rejoint une équipe de chimpanzés de l'espace pour subir un entraînement digne des plus grands...
Le challenge est maintenant pour les scientifiques en charge de cette mission de former cette équipe de bras cassés en priant pour que l'étoffe des héros ne se transforme pas en étoffe des zéros !

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« La vie est grand cirque. Il n’y a que la taille du chapiteau qui change »

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Scénariste de formation, Kirk De Micco s’était jusqu’ici fait un nom en signant les scénarii d’une poignée de films d’animation ou du moins ciblés pour le jeune public, tels « Excalibur, l’épée magique » ou « Zig zag ». Il signe avec ces « Chimpanzés de l’espace » sa première réalisation. Pour la petite histoire, bien qu’étant un film d’animation fictionnel, « Les chimpanzés de l’espace » s’inspire d’évènements réels, puisque le singe Ham, grand-père du héros qui apparaît dans le film, a vraiment existé et a été le premier être vivant à être envoyé dans l’espace, le 31 janvier 1961. A noter que le film est produit par un habitué des cartons au box-office : Barry Sonnenfeld, producteur entre autre de la saga « Men in black » ou de « Wild wild west ».

« Ce n’est pas parce que les hommes pensent que nous sommes des nuls et des incapables que nous devons les croire »

Comme chaque année à la même période, les distributeurs se précipitent pour sortir sur les écrans 2-3 films d’animation à destination du jeune public. Vacances scolaires oblige, la Toussaint est le moment idéal pour lancer des films d’animation secondaires, de moindre qualité, qui viennent occuper un espace laissé vacant par les films de ce genre depuis l’été (« Wall-e ») et en attendant les grosses productions de Noël (« Madagascar 2 »). Respectant cette logique, ces « Chimpanzés de l’espace », film d’animation assez médiocre, ne devraient pas marquer l’histoire du cinéma. Rendant hommage aux singes « cobayes » envoyés dans l’espace avant l’homme et qui ont de ce fait marqué (sans en avoir la reconnaissance) la conquête spatiale, le film nous propose une aventure remettant de nouveaux les cobayes primates au centre de l’histoire. Une histoire avant tout prétexte à construire un récit reprenant scolairement à son compte les sempiternels codes du genre : le jeune héros fougueux qui rêve d’un grand destin, qui rejette toute autorité mais qui devra apprendre les responsabilités, l’importance de croire à ses rêves, l’amitié, etc… Rien de bien nouveau en somme sous la comète ! D’autant que les gags, assez balourds et faciles, sont entièrement ciblés pour les petits et laissent les grands sur le bas côté. Ajoutons à cela des graphismes et une animation d’une laideur repoussante, et on obtient un film totalement raté. On s’interrogera cependant sur l’étonnante coïncidence qui voit une succession de films d’animation traiter des mêmes sujets à quelques semaines d’intervalle. Car si « Wall-E » nous proposait déjà une aventure spatiale, « Les chimpanzés de l’espace » sort une semaine avant « Fly me to the moon », où des mouches se retrouveront embarquées par hasard à bord de la navette Apollo. Alors, hasard ou coïncidences ? Quoi qu’il en soit, autant éviter ce film totalement raté et pas bien palpitant.

  



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pinksataniste/pattylecter 18/02/2009 18:05

Absolument sans intérêt, un film dont l'intérêt est strictement commercial. On s'ennuie, et vraisemblablement, même les enfants n'ont pas grand chose à se mettre sous la dent ici !
(un gag sur David Bowie ? Je suis passé à côté ou ma mémoire a flanquée !! Mais le film aurait donc un aspect positif !!)

Bob Morane 29/10/2008 07:11

Une nullité sans nom, comme j'en avais quand même rarement vu à ce point. Pauvres petits et pauvres parents...

Anna 28/10/2008 22:06

En effet, c'est d'une platitude consternante, et d'un ennui mortel ! Le seul gag qui m'a fait rire est celui sur David Bowie.

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Le blog sans prétention d'un cinéphile atteint de cinéphagie, qui rend compte autant que possible des films qu'il a vu!