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29 Jan

La colline aux coquelicots

Publié par Platinoch  - Catégories :  #Films d'animation-Dessins animés

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/86/32/75/19846340.jpg« C’est forcément à toi qu’il répond puisque tu es la seule jeune fille à hisser des drapeaux »


Umi est une jeune lycéenne qui vit dans une vieille bâtisse perchée au sommet d’une colline surplombant le port de Yokohama. Chaque matin, depuis que son père a disparu en mer, elle hisse face à la baie deux pavillons, comme un message lancé à l’horizon. Au lycée, quelqu’un a même écrit un article sur cet émouvant signal dans le journal du campus. C’est peut-être l’intrépide Shun, le séduisant jeune homme qu’Umi n’a pas manqué de remarquer... Attirés l’un par l’autre, les deux jeunes gens vont partager de plus en plus d’activités, de la sauvegarde du vieux foyer jusqu’à la rédaction du journal. Pourtant, leur relation va prendre un tour inattendu avec la découverte d’un secret qui entoure leur naissance et semble les lier… Dans un Japon des années 60, entre tradition et modernité, à l’aube d’une nouvelle ère, Umi et Shun vont se découvrir et partager une émouvante histoire d’amitié, d’amour et d’espoir.


« M’occuper de tous ces gens m’empêche de me sentir triste et seule »


http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/86/32/75/19835312.jpgDans la famille Miyazaki, on connaissait déjà Hayao, le père. Réputé pour ses talents de dessinateur et d’animateur dès les années 60, celui-ci se fait connaître du grand public à la fin des années 70 en tant que réalisateur d’anime (« Le château de Cagliostro » notamment), avant de créer quelques années plus tard les Studios Ghibli. Ceux-ci feront souffler un vent de renouveau sur le monde de l’animation japonaise en développant spécifiquement des longs métrages pour le cinéma. Une vraie révolution dans un pays où l’anime était traditionnellement conçue au format série télé. Imposant son style et son excellence, Miyazaki – et à travers lui les studios Ghibli – enchaîna les succèsMon voisin Totoro », « Le voyage de Chihiro », « Princesse Mononoké »), au point de se voir ouvrir les portes des marchés européens et nord-américains, peu habitué jusqu’ici à ces productions. Travaillant dans l’ombre de son père depuis une dizaine d’années, Goro Miyazaki était passé une première fois à la réalisation en 2006 avec « Les contes de Terremer ». Il nous revient cinq ans plus tard avec sa deuxième réalisation, « La colline aux coquelicots », adapté du célèbre manga shojo (manga pour filles) de Chizuru Takahashi paru en 1980. Pour la petite histoire, c’est Hayao Miyazaki qui en signe le scénario.

 

« Il n’y a rien à faire si ce n’est réprimer ce que l’on éprouve l’un pour l’autre. Faisons comme avant : restons de bons amis »


http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/86/32/75/20000037.jpgMalgré quelques tentatives (au demeurant réussies) d’Isao Takahata, les studios Ghibli ont toujours privilégié les contes fantastiques et oniriques sur lesquels ils ont bâti leur réputation (la plupart étant signés Hayao Miyazaki, tels « Mon voisin Totoro », « Princesse Mononoké », « Le chateau ambulant ») plutôt que les récits ancrés dans une certaine réalité sociale et historiqueLe tombeau des lucioles », « Souvenirs goutte à goutte », « Mes voisins les Yamada »). De fait, si les débuts de Goro Miyazaki étaient placés résolument dans les pas de son père (« Les contes de Terremer »), son deuxième film semble marquer son émancipation de l’univers paternel. En effet, avec « La colline aux coquelicots », Goro délaisse les créatures imaginaires et merveilleuses de son père pour nous proposer une chronique lycéenne ancrée dans les contestations estudiantines qui marquèrent le Japon des années 60. Sur fond de quête identitaire et de nostalgie, « La colline des coquelicots » nous convie à un joli récit initiatique, dans lequel deux adolescents feront l’expérience du premier amour en même temps que du premier combat « politique ». Si l’histoire semble être un peu plus mature qu’à l’accoutumée, Goro Miyazaki n’en oublie pas pour autant d’y insuffler tout ce qui fait la magie des films Ghibli : des paysages d’une beauté renversante, des couleurs magnifiques, une animation ultra léchée, ainsi que des musiques accrocheuses. De quoi rendre son film émouvant jusque dans la ritualisation des gestes quotidiens (la préparation du repas, le hissage d’un drapeau). Une belle surprise donc, que cette « Colline aux coquelicots », véritable petit moment de grâce et de charme qui habite le spectateur encore longtemps après l’avoir vu. L’élève semble s’affirmer et égaler le maitre !

 http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/86/32/75/20000034.jpg  http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/86/32/75/20000040.jpg

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Bob Morane 29/01/2012 23:14


J'ai beaucoup aimé aussi, pour l'avoir déjà vu trois fois, mais je nuance un peu avec la musique qui m'a pas mal dérouté, entre autre. Mais la beauté du graphisme, l'émotion des personages et la
qualité de l'animation reste une pure merveille magique.

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Le blog sans prétention d'un cinéphile atteint de cinéphagie, qui rend compte autant que possible des films qu'il a vu!