Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
23 Nov

Largo Winch

Publié par platinoch

« Peu importe ce que la vie te donne, ce qui compte c’est ce que tu en fais »

Le milliardaire Nerio Winch est retrouvé noyé. Une mort forcément suspecte quand on sait qu'il s'agit du fondateur et principal actionnaire du puissant et tentaculaire Groupe W.
Qui va hériter de cet empire économique ? Officiellement Nerio n'avait pas de famille. Mais il cachait un secret : un fils, Largo, adopté presque trente ans plus tôt dans un orphelinat bosniaque. Seul problème, ce jeune héritier vient d'être jeté dans une prison du fin fond de l'Amazonie. Accusé de trafic de drogue, il clame son innocence.
Nerio assassiné. Largo emprisonné. Et si ces deux affaires faisaient partie d'un seul et même complot visant à prendre le contrôle de l'empire Winch ?

.

« La solitude est la rançon de la gloire »

Né sous la plume de Jean Van Hamme, "Largo Winch" était à l’origine un personnage de romans, qui s’épanouira le temps de six aventures, écrites entre 1977 et 1984. Ce n’est qu’à la fin des années 80 que le personnage refera parler de lui, lorsque ses aventures seront adaptées en bande-dessinées, scénarisées par Jean van Hamme et dessinées par Philippe Francq. Sorti en 1990, le premier album, intitulé « L’héritier » connaitra un immense succès. Forte à ce jour de 16 albums (le dernier en date, « La voie et la vertu » étant sorti cette année), la saga « Largo Winch » est de loin l’une des plus populaire de l’univers de la bande-dessinée française actuelle. Si son adaptation sur grand écran devenait logiquement inéluctable, le succès de la saga rendait cependant l’entreprise particulièrement périlleuse. Et ce d’autant plus que c’est le jeune réalisateur Jérôme Salle qui se voyait confier cette lourde tâche. Diplômé de la FEMIS, ce dernier ne comptait jusqu’alors un seul long métrage à son compteur, le très réussi « Anthony Zimmer » (2005). A noter que ce film est l’adaptation des quatre premiers volumes de la saga dessinée (« L’héritier », « Le groupe W », « OPA » et « Business blues »). Un film qui pourrait avoir une suite, en cas de succès de ce premier volet.

« - Même mort, il décide encore de tout. Serais-je encore un homme libre ? – ça ne dépend que de toi »

C’est l’une des sagas de BD les plus populaires du moment. Il était donc logique de voir le grand écran s’intéresser à elle, et ce d’autant plus que l’univers de Franck et Van Hamme s’avérait particulièrement cinématographique. Mais après les échecs artistiques de « Blueberry », des « Daltons », de « Iznogoud », ou encore de la saga « Astérix » (quoi qu’on en dise, même le « Mission Cléopatre » de Chabat – en dépit de son succès – était artistiquement très médiocre et loin de l’esprit de la BD), l’adaptation sur grand écran des aventures du milliardaire solitaire semblait particulièrement risquée. Pourtant, à l’évidence, Jérôme Salle signe ici un film réussi. Parce que, bien que le réalisateur réprouve ce qualificatif, il a su insuffler une efficacité purement « américaine » à son film : intrigue sans temps morts, action, cascades, fusillades, courses poursuites, rendant les aventures de Largo Winch pleinement trépidantes. Et ce d’autant plus que le scénario n’a pas été sacrifié à l’action. Au contraire, l’histoire, de rebondissements en rebondissements (révélations sur le passé de Largo, trahisons en tous genres, manipulations), s’avère particulièrement dense et prenante. Une réussite due en grande partie au travail du scénariste Julien Rappeneau (« Faubourg 36 », « 36 quai des orfèvres », « Un ticket pour l’espace ») qui a su parfaitement digérer l’œuvre originale et prendre du recul par rapport à celle-ci pour accoucher d’un récit conservant l’esprit et les grandes lignes de la trame de l’œuvre de Van Hamme, tout en se permettant un certain nombre de libertés qui se justifient pleinement visuellement (déplacement de l’action à Hong-Kong, assassinat de Nério Winch). Dès lors, la réalisation très fluide de Jérôme Salle se montre aussi efficace qu’ambitieuse. Il en va de même pour le gros casting européen, qui se révèle impressionnant et convaincant. Si le choix de Tomer Sisley pouvait faire débat chez les puristes (un quasi inconnu, inexpérimenté, venant de la scène comique, et sans ressemblance physique avec le héros de la BD, selon ses détracteurs), il s’avère totalement judicieux et convaincant, tant le comédien se montre complet, polyvalent et d’une belle présence à l’écran. On retiendra également les bonnes performances – une fois n’est pas coutume – de Kristin Scott-Thomas et surtout de Gilbert Melki. Petits bémols cependant pour Anne Consigny et Mélanie Thierry. Au final, contre toute attente, le film événement « Largo Winch » se révèle être parfaitement convaincant et réussi, réconciliant quelque peu avec un cinéma de genre et de divertissement qu’on pensait – à tort – ne plus être capable de produire chez nous. Une réussite !

  



Commenter cet article

ffred 04/12/2008 00:28

Moi j'y étais aussi à cette avant-première mais incognito...personne ne m'a reconnu d'ailleurs :) Tomer Sisley n'est pas prétentieux ! Juste un humour douteux et un fort en gueule...peut être un peu naze c'est vrai...mais bon il est si mignon qu'on lui pardonnera ...

Snifff 27/11/2008 01:16

Moi je l'ai snobé cette avant-première. Parce que oui, je suis à présent dans le club des 300.

VincentLesageCritique 26/11/2008 23:15

("Bah non, j'peux plus venir, j'ai plus le temps là, je bosse" "Ah t'es con, t'as raté quelque chose, c'était la soirée Largo Winch, et j'en ai fait des cascades, toute la soirée, jusqu'à l'explosion finale !")
Ca devait être sympa si y'avait tout ce monde. Dommage qu'Allociné n'investisse pas dans les canapés, les macarons et le champagne.

Platinoch 26/11/2008 19:01

Je trouve aussi que Mélissa manque un peu de professionnalisme... il y a encore quelques mois elle aurait refuser une grosse teuf pour aller voir le nouveau europaCorp... maintenant, elle seche même Largo Winch... tout va à vélo, décidément;)
Sinon, oui oui il y avait Tomer sisley, Jerome salle, Philippe Francq, le scénariste et la productrice. Par contre, on a eu ni à manger ni à boire...
J'espère qu'on aura l'occasion de te revoir à une soirée du club "300" (ça me fait bizarre d'écrire ça, ça me fait penser au SAV des émissions quand Omar porte un masque et dit "eh bin on te voit plus aux soirées..."!)!

VincentLesageCritique 26/11/2008 18:17

D'acc, et y'avait des invités comme pour Mesrine ou c'était juste le film et un buffet ?
Mélissa miss dans tous les bons coups n'y était pas, unbelievable !

Bob Morane 25/11/2008 22:18

Tomer Sisley n'était pas mauvais du tout dans le film, et même très crédible. Par contre sur scène, quel prétentieux ! ou alors c'était son humour un peu naze

Platinoch 25/11/2008 19:51

yep! Et je peux craner d'autant plus que notre apprentie journaliste préférée qui voit les films avant tout le monde, j'ai nommé notre Mélissa nationale, n'était pas là! Et toc!

VincentLesageCritique 25/11/2008 19:22

Tu l'as vu à la soirée du club 300 ?

Melissa 24/11/2008 16:02

Ah ouais ?! C'est que tu nous donnerais envie d'aller y jeter un coup d'oeil malgré une bande annonce plusque repoussante et un Tomer Sisley qui semble bien mauvais ! Peut-être alors...

Bob Morane 23/11/2008 18:26

Oui, une très belle réussite et ce d'autant plus que pour une fois, c'est mieux que l'oeuvre originale, tant la BD a vieilli au scénario un peu branlant et peu crédible. Les images sont magnifiques, les acteurs jouent juste, l'intrigue est alletante, on ne s'ennuie jamais et les cascades sont mairtisées. Bravo !

Archives

À propos

Le blog sans prétention d'un cinéphile atteint de cinéphagie, qui rend compte autant que possible des films qu'il a vu!