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06 Aug

Les brasiers de la colère

Publié par Platinoch  - Catégories :  #Films noirs-Policiers-Thrillers

Un grand merci à Cinetrafic ainsi qu’à Metropolitan FilmExport pour m’avoir permis de chroniquer « Les brasiers de la colère » de Scott Cooper dans le cadre de l’opération « dvdtrafic ».

« Ton frère serait plus en sécurité en Irak »

http://fr.web.img5.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/13/12/17/13/08/318843.jpgÀ Braddock, une banlieue ouvrière américaine, la seule chose dont on hérite de ses parents, c’est la misère. Comme son père, Russell Baze travaille à l’usine, mais son jeune frère Rodney a préféré s’engager dans l’armée, en espérant s’en sortir mieux.

Pourtant, après quatre missions difficiles en Irak, Rodney revient brisé émotionnellement et physiquement. Lorsqu’un sale coup envoie Russell en prison, son frère cadet tente de survivre en pariant aux courses et en se vendant dans des combats de boxe.

Endetté jusqu’au cou, Rodney se retrouve mêlé aux activités douteuses d’Harlan DeGroat, un caïd local sociopathe et vicieux. Peu après la libération de Russell, Rodney disparaît.

Pour tenter de le sauver, Russell va devoir affronter DeGroat et sa bande. Il n’a pas peur. Il sait quoi faire. Et il va le faire, par amour pour son frère, pour sa famille, parce que c’est juste. Et tant pis si cela peut lui coûter la vie.

« J’ai donné ma vie à ce pays. Et j’ai eu quoi en échange ? »

http://fr.web.img6.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/14/01/07/11/52/492444.jpgDe Scott Cooper, on ne connaissait que son premier film, le très joli « Crazy heart », balade folk et mélancolique pour laquelle le grand Jeff Bridges fut récompensé de l’Oscar du meilleur acteur. Quatre ans plus tard, on le retrouve ainsi aux commandes d’un film noir aux antipodes de son premier essai, « Les brasiers de la colère ». Longtemps associés au projet, les réalisateurs Ridley Scott et Rupert Sanders (« Blanche-Neige et les sept nains ») ont finalement successivement renoncé, laissant la place à Cooper. De même, Leonardo Di Caprio fut longtemps pressenti pour le rôle principal avant de laisser la place à Christian Bale. A noter qu’il s’agit du dernier film produit par feu Tony Scott.

 « Quatre séjours en Irak ? Pourquoi tu viens te battre jusqu’ici ? »

http://fr.web.img4.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/14/02/05/11/37/036491.jpgLa guerre d’Irak aura été aux années 2000 ce que la guerre du Vietnam aura été durant les années 70 : un traumatisme profond pour l’Amérique et pour ses soldats. On ne compte ainsi plus les films traitant du traumatisme subi par les hommes qui auront servi là-bas. D’ailleurs, la relation entre les deux frères des « Brasiers de la colère » n’est pas sans rappeler celle des héros du « Brothers » de Jim Sheridan. Pour autant, ce traumatisme ne sert que de toile de fond à cette intrigue qui tend résolument vers le polar. Sombre et tortueux, ce récit de vengeance sur fond de combats clandestins l’est totalement. Mais la vraie bonne idée du réalisateur est de l’avoir situé dans l’Amérique profonde de la rust belt, au milieu des hauts fourneaux, des rednecks et des laissés pour compte qui ne verront jamais autre chose que l’envers du rêve américain. Avec ses friches industrielles, ses bookmakers véreux et les « gueules » de ses habitants, le décor tient ici un rôle essentiel, renforçant le sentiment de désespérance qui traverse le film de part en part. D’autant que Cooper ponctue son film de quelques scènes particulièrement fortes et violentes (l’exécution sauvage dans les bois, les bouleversantes retrouvailles du héros avec son ex). Le tout porté par un Christian Bale habité, qui retrouve un rôle faisant penser par moment à celui qu'il tenait dans The machinist. Avec beaucoup d’habileté, le réalisateur mène son film de main de maitre, nous tenant en haleine malgré une fin somme toute assez prévisible. Seul petit bémol toutefois, le regret de voir le réalisateur disposer d’un tel casting et de ne pas développer davantage certains personnages (les personnages de Sam Sheppard et de Forrest Whitacker sont ainsi sacrifiés).

 http://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/14/02/05/11/39/315227.jpg  http://fr.web.img4.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/14/02/05/11/40/212756.jpg

 

Le blu ray : Edité par Metropolitan FilmExport, le blu ray est disponible dans les bacs depuis le 15 mai 2014. Le film est proposé en VF et en VOST. Celui-ci est notamment accompagné de quatre modules documentaires : L’origine du projet, un entretien avec le réalisateur, un entretien avec le compositeur ainsi que les techniques des scènes de combat.

A découvrir sur Cinetrafic les films de l’année 2014 ainsi que d’autres films à voir ici !

 

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Bob Morane 07/08/2014 09:50


En sortant de salle, j'avais été partagé dans mon ressenti entre un classissisme et une bonne ambiance, et par la suite une certaine bonne saveur m'en est resté. Une très belle interprétation est
marquante.

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Le blog sans prétention d'un cinéphile atteint de cinéphagie, qui rend compte autant que possible des films qu'il a vu!