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05 Jun

Minuit à Paris

Publié par platinoch  - Catégories :  #Comédies

« Il n’y a pas de mauvais sujet si l’histoire est vraie »

Gil et Inez sont deux jeunes fiancés américains préparant leur mariage. Ils passent quelques jours à Paris, accompagnant les parents d'Inez venus en France pour affaire. Alors que Gil est sous le charme de la capitale française et envisage de s'y installer, ni sa promise, ni ses futurs beaux-parents ne l'apprécient outre mesure. La rencontre inopinée avec un autre couple américain dont le mari est un ancien flirt d'Inez, suffisant et imbuvable, va contribuer à éloigner un peu plus les jeunes fiancés. Gil parcourt la ville à la recherche de l'inspiration pour son prochain roman et, alors que les douze coups de minuit ont sonné, il est invité à monter dans une vieille voiture qui va l'emporter vers le Paris des années 1920. Au fil des nuits, il va alors rencontrer Zelda et F. Scott Fitzgerald, Cole Porter, Ernest Hemingway, Juan Belmonte, Gertrude Stein, Pablo Picasso, T. S. Eliot, Salvador Dalí, Luis Buñuel, Man Ray, Henri Matisse… Il va peu à peu tomber amoureux d'Adriana, qui est alors l'égérie de Picasso après avoir été celle de Modigliani. Pourtant celle-ci ne rêve que du Paris et du Maxim's de la Belle époque.

« Tu n’écriras pas bien si tu as peur de la mort »

Après trois décennies passées à filmer sa chère New York, Woody Allen semblait un peu en perte de vitesse. Comme incapable de se renouveler. A soixante dix ans, il se décide donc à quitter sa grosse pomme pour venir en Europe à la recherche d'un nouveau souffle. Après trois films londoniens (dont le succès « Match point ») et un film barcelonais, le cinéaste doit mettre en parenthèses son projet parisien en raison de contraintes budgétaires. Qu'à cela ne tienne. Après un bref retour à New York, il repart pour un deuxième périple européen. Après le londonien « Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu », il réalise enfin son projet parisien, « Minuit à Paris ». En attendant de poser sa camera à Rome pour sa prochaine escale.

« Où est Gil ? Il se promène dans Paris tous les soirs »

Woody à Paris! Un véritable événement cinématographique dont on pouvait espérer le meilleur. Surtout connaissant le penchant francophile du cinéaste. Pourtant sa lettre d'amour à notre capitale commençait bien mal, avec l'énumération des clichés sur les français et les parisiens (la baguette, l'indifférence, la mauvaise humeur, une certaine hostilité à la politique américaine). Le tout dans une succession de décors éminemment carte postale, tels le Champ de Mars, Notre-Dame ou encore le château de Versailles. Et puis le film finit par s'emballer un peu: Paris la romantique sépare progressivement le couple principal et le héros se met à rêver au Paris artistique des années 20. Reprenant le thème qu'il affectionne de la confrontation entre rêve et réalité (« La rose pourpre du Caire », « Melinda et Melinda »), Allen nous convie ainsi à une  plongée dans le Paris des années folles. Mais si, pour Hemingway Paris était une fête, celle a laquelle nous convie le cinéaste s'avère des plus fades: les icônes de l'époque (Hemingway, Picasso, Fitzgerald) manquent cruellement de relief et les longues aventures fantasmagoriques du héros manquent de rythme et d'intérêt. Mais plus que tout, Allen déçoit en jouant la carte du bankable au détriment de la qualité: l'apparition de Carla Bruni suscite ainsi l'embarras tandis que la môme Cotillard se complet une nouvelle fois en d'évanescentes pleurnicheries. Et comble du mauvais goût: c'est la falote Léa Seydoux qui incarne la parisienne romantique. A trop l'avoir attendu, le film parisien de Woody Allen est bien décevant.

 



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Ashtray-girl 29/09/2011 13:15



Si je suis assez d'accord concernant le cast féminin, discutable, je ne te rejoins pas du tout sur le film dans son ensemble, qui m'a enchantée. Alors certes, c'est un Paris carte postale, mais
cela condense ce que j'aime dans Paris, moi, petite provinciale...



Jul 27/06/2011 15:23

Assez d'accord, même si je suis plus dure que toi!

Bob Morane 05/06/2011 19:37

Oui, bien décevant quand on sait qu'il était capable de faire beaucoup mieux... plus depuis longtemps !

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Le blog sans prétention d'un cinéphile atteint de cinéphagie, qui rend compte autant que possible des films qu'il a vu!