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05 Mar

Prozac Nation

Publié par Platinoch  - Catégories :  #Drames

Un grand merci à Cinetrafic de m’avoir permis de réaliser la chronique du DVD de « Prozac Nation » de Erik Skjoldbaerg.

220px-Prozac_Nation_film.jpg« Ma mère m’a toujours demandé mon avis sur ses petits amis. Le seul sur lequel elle ne m’a jamais rien demandé, c’est mon père »

Lorsque la jeune et talentueuse écrivaine Elizabeth Wurtzel obtient une bourse pour Harvard, elle voit là un moyen d'échapper à la pression de son milieu populaire pour se concentrer sur son don pour l'écriture.

Mais après des débuts prometteurs Elizabeth sombre dans une grave dépression.

Elle devient alors le reflet de toute une génération marqué par le divorce, la drogue, le sexe et la course à la réussite.

« Je suis en train de sombrer. L’écriture ne pourra pas me sauver de mes démons intérieurs. Et Harvard non plus. » 

prozac1.jpgEn 1997, le jeune réalisateur norvégien Erik Skjoldbaerg connaît un relatif succès avec « Insomnia », son premier film. Présenté dans de nombreux festivals, celui-ci finit même par faire l’objet d’un remake américain, réalisé par Christopher Nolan et avec Al Pacino en tête d’affiche. Fort de cette renommée soudaine et naissante, le cinéaste se verra offrir en 2001 l’opportunité de réaliser un film américain. Ce sera « Prozac nation », adaptation du best-seller (publié en 1994) de la journaliste Elizabeth Wurtzel, traitant de la dépression. Malgré un casting assez plaisant (Christina Ricci, Jessica Lange, Michelle Williams…), le film, dont les droits de distribution ont été achetés par Miramax, se contentera d’une sortie direct-to-DVD en Amérique comme en Europe.

 « Quand ils se coupent, la plupart des gens se mettent un pansement et ça s’arrête. Alors que moi je continue de saigner »

prozac4.jpgLes apparences sont parfois trompeuses. Avec son titre provocateur, « Prozac Nation » laissait croire à une comédie satyrique acide sur les dérives de la société américaine. Le film commençait d’ailleurs plutôt bien par un concert de Lou Reed et l’initiation d’une jeune étudiante aux joies de la vie de campus. Et puis assez vite, le film bascule vers le drame : l’étudiante apprentie journaliste perd pied, incapable de trouver l’inspiration pour écrire et va s’enfoncer peu à peu dans la dépression. Prisonnière de ses démons et de ses addictions (sexe, drogue et alcool), le film avance au rythme de ses crises d'autodestruction et d’hystérie, et le récit du calvaire de l’héroïne va rapidement devenir celui du spectateur. Ce d’autant plus que le réalisateur ne manque pas d’empiler les clichés sur la nature du mal psychologique qui la ronge (le divorce mal digéré des parents, l’absence du père, le rapport conflictuel à la mère) autant que les scènes grotesques (la cuite devant ses grands-parents). Geignarde et totalement hystérique, celle-ci se fait d’ailleurs de plus en plus insupportable à mesure que le film avance, au point d’empêcher toute empathie à son égard. Au point d’avoir envie de la claquer toutes les trois minutes. Jessica Lange et Michelle Williams font ce qu’elles peuvent, elles ne parviennent jamais à contrebalancer le jeu apathique de Christina Ricci, ni à véritablement sauver ce film, qui trouve son happy end dans une hallucinante apologie du Prozac. God bless(e) America !

Le DVD : Distribué par la Metropolitan Filmexport, le dvd de « Prozac Nation » propose le film en VF et en VOST. Au rang des bonus, on y trouve les bandes-annonces du film, ainsi qu’un making-of d’une quinzaine de minutes qui revient sur la genèse du projet et les coulisses du tournage. « Prozac Nation » est disponible dans les bacs depuis le 1er mars 2012.

Découvrez d’autres films sur Cinetrafic dans des catégories aussi variées que celle consacrée au Film de guerre ou celle dédiée au Film 2012.

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Bob Morane 12/04/2012 23:09


Une sale grosse merde de publicité pour un médicament qui veut faire croire qu'il est bénéfique et soigne les gens, quand en réalité il n'est qu'une drogue qui en remplace d'autres, qui abruti
les patient qu'il ne les guérit sinon ça se saurait, il n'y a qu'à regarder le zombies que ça donne. Le plus étonnant dans tout ça c'est d'avoir eu la complicité de ce casting... ils ont du
être bien payé, en cachetons !

Bob Morane 06/03/2012 08:07


Une publicité pour le médicament en quelque sorte, qui n'est pas très tentant...

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Le blog sans prétention d'un cinéphile atteint de cinéphagie, qui rend compte autant que possible des films qu'il a vu!