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25 Oct

Les rois de la glisse

Publié par platinoch  - Catégories :  #Films d'animation-Dessins animés

« N’abandonne jamais, petit. Trouve ta voix, c’est la marque des champions »

 

Perdu dans son village sur la banquise, le jeune Cody Maverick est passionné de surf et rêve de faire carrière dans ce domaine. Malheureusement pour lui, il travaille dans le tri de poissons et les gens de son village, à commencer par sa propre famille, ne l’encouragent pas. Au contraire, il essuie même souvent les quolibets. Faisant l’objet d’un reportage façon télé-réalité, il profite de la venue à l’improviste des recruteurs du plus grand tournoi de surf au monde pour quitter sa banquise et rallier l’île ensoleillée de Pin Goo, où se réunissent les meilleurs surfeurs de la planète. Mais la réalité est rude et le tournoi semble écrasé par le rude Tank, personnage violent programmé pour gagner, et qui avait pris le dessus sur le légendaire Big Z, l’idole de Cody qui avait trouvé la mort sur ce même tournoi. L’inexpérimenté et impatient Cody se décourage vite face au niveau imposé par les meilleurs, ce qui le pousserait presque à abandonner. Mais c’était sans compter sur sa rencontre avec l’énigmatique Geek…

 

« Big Z, c’est le surf. L’océan a été crée rien que pour lui. Avant il ne servait à rien. Il vivait à fond parce qu’il n’avait pas peur de vivre ni de mourir »

 

Gaumont Columbia Tristar FilmsSi le monde du film d’animation est largement dominé par les deux géants Dreamworks et Pixar, on voit depuis quelques mois que plusieurs studios tentent de se faire une petite place au soleil entre les deux. Sony Pictures est à ce titre l’un des plus prometteurs et des plus en vu. Après « Monster house » (2006) et « Les rebelles de la forêt » (2006), voici donc leur troisième production, « Les rois de la glisse ». Réalisé par Ash Brannon et Chris Buck, le film, annoncé à grands coups de publicité, est la sortie phare de la période des vacances de la Toussaint. Comme un preuve de leur évidente ambitions, Sony Pictures a donc choisit de confier la réalisation de ce film a deux hommes expérimentés : Buck a ainsi réalisé « Tarzan » pour Disney en 1999, tandis que Brannon a longtemps mis ses services à contribution chez Pixar, co-réalisant « Toy story 2 » en 1999.

 

« Big Z a cru en moi et c’était bien le seul »

 

Gaumont Columbia Tristar FilmsVoilà certainement la bonne surprise de ces vacances de la Toussaint ! J’avais rappelé ici à l’occasion de la sortie de « Bienvenue chez les Robinson » que cette période était souvent noyée de productions de seconde zone pour jeune public, de toute évidence « Les rois de la glisse » sont là pour me contredire ! Bien évidemment, le parcours initiatique de Cody, qui va apprendre au côté de son idole à devenir plus pondéré, patient et à privilégier le plaisir à la victoire dans la pratique de sa passion, n’a rien de foncièrement nouveau, rappelant par là le récent « Cars » (Lasseter – 2006). Mais la grande qualité de ce film, c’est son scénario qui ne se prend jamais trop au sérieux. Jouant sur les stéréotypes de cool attitude des surfeurs, parodiant souvent et gentiment la frime qui se dégage de ce sport, le scénario tient parfaitement la route, rendant l’histoire d’autant plus savoureuse qu’elle est truffée d’humour tout du long. L'autre vraie réussite narrative du film réside dans le fait que ce dernier soit tourné à la manière d’un documentaire façon télé-réalité. Entre les hilarantes images d’archives, les témoignages, les clins d’œil à d’autres films (Brice de Nice, Point Break, entre autres), et les commentaires des journalistes en tête desquels on retrouve notre Nelson Montfort national, tout est fait pour rendre ce film le plus moderne soit-il, et tous les prétextes sont bons pour faire de l’humour.

 

« Surfer dans le rouleau, c’est chose la plus agréable au monde. Une fois que tu seras dedans, tu n’auras plus envie d’en sortir »

 

Gaumont Columbia Tristar FilmsEvidement, on pourra reprocher la qualité visuelle qui reste beaucoup moins impressionnante que chez les deux géants du genre. Pourtant il y a de la qualité : toutes les scènes aquatiques sont particulièrement réussies, le travail délicat sur l’eau étant très probant, prouvé par les jolies plongées au cœur des rouleaux, et par les nombreux jeux de reflets et de transparence. En revanche, les décors terrestres sont plus critiquables : des scènes de glace, moins impressionnantes que dans « L’âge de glace » ou « Happy feet », aux scènes tropicales, manquant de relief, on ressent quand même une petite infériorité par rapport aux leaders du genre. On pourra également reprocher le choix d’avoir opté pour le pingouin comme incarnation des personnages, puisque ceux-ci étaient déjà les héros du récent « Happy feet » (Miller et Coleman – 2006). Comme pour « Madagascar » et « The wild », cela pousse forcément à la comparaison entre le visuel des deux films. Reste les voix, où brillent les excellent Pierre Richard, Omar Sy, Emmanuel Garijo, et bien sûr Nelson Montfort.

 

« Ma poule, je t’ai pas perdu sur la baleine, je vais pas te perdre maintenant »

 

Gaumont Columbia Tristar FilmsTrès bonne surprise au final que ces « Rois de la glisse ». Avec un savant cocktail d’humour, d’autodérision et de modernité (univers du surf et de la télé-réalité), « Les rois de la glisse » impose un ton enlevé et haut en couleurs, faisant souffler un petit vent de fraîcheur dans l’univers de l’animation pour enfants. Bien évidemment, on pourra lui reprocher de ne pas bénéficier de la virtuosité technique des « Shrek », « Les indestructibles » ou autre « Ratatouille », ni d’avoir sa poésie. Mais contre toute attente, tous les éléments sont réunis pour passer un très agréable moment. Souhaitons à ces « Rois de la glisse » de surfer sur le succès !



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Melissa 28/10/2007 01:48

J'ai été un poil déçu, l'histoire et le scénario semble trop cyclique et le concept du documentaire, excellent, s'épuise vite. Un peu dommage. N'en reste pas moins un bon divertissement.

Bob Morane 25/10/2007 18:03

L'humour et le scénario contribuent largement a gommer certaines imperfections qui ne sont pas repoussantes pour autant. Le graphisme n'est pas si mal que ça, parec que trop léché aurai été à l'encontre de l'histoire. Justement pour garder la qualité caméra des téléréalités. J'ai édoré, et je ne suis plus un enfant !

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Le blog sans prétention d'un cinéphile atteint de cinéphagie, qui rend compte autant que possible des films qu'il a vu!