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08 Sep

Star Wars: The Clone Wars

Publié par platinoch  - Catégories :  #Science-Fiction-Heroïc Fantasy

« Tu devrais demander à former un padawan. C’est un privilège d’enseigner »

La galaxie est en proie à la Guerre des Clones, un conflit à grande échelle qui oppose les maléfiques Séparatistes et leurs immenses armées d'androïdes à la République. Les Chevaliers Jedi, protecteurs de la République, luttent pour maintenir l'ordre et restaurer la paix tandis que de nouvelles planètes succombent chaque jour aux puissances du mal. Pour prendre l'avantage, le Chevalier Jedi Anakin Skywalker et sa jeune Padawan, Ahsoka Tano, sont chargés d'une mission capitale qui va les confronter au redoutable "parrain" de Tatooine, Jabba le Hutt. D'autres épreuves et de nouveaux dangers attendent nos héros sur Tatooine, car le Comte Dooku ne tarde pas à se lancer à leur poursuite avec ses sinistres agents - dont la cruelle Asajj Ventress, prête à tout pour faire échouer Anakin et Ahsoka. Pendant ce temps, sur le front, Obi-Wan Kenobi et Maître Yoda s'efforcent vaillamment de préparer l'armée des clones à résister aux forces des Ténèbres...

« A former un apprenti, Anakin est prêt. A le laisser partir il aura plus de mal »

Les bonnes choses doivent-elles nécessairement avoir une fin ? Pas forcément quand on parle de la cultissime saga « Star Wars » de George Lucas. Mais si le créateur de la saga la plus connue au monde a renoncé à mettre en chantier une nouvelle trilogie venant clore son œuvre, il nous revient cependant avec cet étonnant « Clone Wars », premier film de la saga réalisé en animation numérique. Ce dernier délaisse un petit peu le seul destin d’Anakin Skywalker pour se concentrer sur la guerre des clones, épisode opposant la République à la Fédération séparatiste, situé entre les épisodes deux et trois de la saga. Une guerre qui avait déjà donné lieu à une série télévisée en animation traditionnelle, produite en 2003. L’occasion avec cette épisode de procéder à une relecture assez large de cet épisode, qui se poursuivra avec une nouvelle série en animation prévue cette fois pour le petit écran. A noter que George Lucas se contente ici d’un rôle de producteur, ce dernier ayant passé la main pour la réalisation à Dave Filoni, un jeune réalisateur spécialiste de l’animation, qui a également travaillé sur la nouvelle série télévisée.

« Un jedi très sage à dit un jour que rien n’arrive par hasard »

On avait quitté la saga sur une fin des plus logiques et des plus somptueuses, un épisode trois – de loin le meilleur et le plus sombre de la saga – qui bouclait la boucle en beauté. Quelle idée dès lors de repartir sur un nouvel épisode intercalé alors que George Lucas himself se refusait à poursuivre l’aventure avec une nouvelle et dernière trilogie comme prévue initialement ? Le pari était d’autant plus risqué et incongru qu’il s’agissait de surcroit d’un film d’animation. Signé de la très puissante production Lucas, cette dernière s’offrait pourtant le luxe d’un visuel 3-D des plus stylisés. Pourtant, on est d’abord surpris, pour ne pas dire offusqué, qu’une production de ce genre se perde dans de si nombreuses incohérences : Anakin tout d’abord, qui ne passera maître que dans l’épisode suivant et qui n’a pas encore fini son apprentissage, se retrouve affublé d’une padawan aussi arrogante qu’énervante, sorte de double inutilement agaçant du héros torturé et rebelle de la saga. Un personnage qui rend de plus l’histoire d’autant plus illogique qu’elle n’apparait plus par la suite dans les quatre épisodes suivants. De même, la jeune Ashoka bouleverse également la tonalité de la saga, qui paye un lourd tribu question crédibilité et puissance dramatique à grands coups de « chipie » et autre « petit chou ». Mouais. Une sensation d’autant plus étrange que les scénaristes ont voulu coute que coute recaser – même le temps d’une inutile apparition – tous les personnages de la saga déjà présents dans les épisodes précédents, de Jabba le Hutt à Padmé en passant par Mace Windu. Un impératif qui pénalise la fluidité du récit d’autant plus que ce n’était pas tellement justifié. Encore heureux, les scénaristes n’ont pas jugé utile de nous imposer de nouveau Jarjar ! Reste une histoire de batailles interstellaires sur des systèmes éloignés qui demeure tout à fait impressionnante et vibrante, et dont la réussite (notamment la fameuse bataille « verticale ») sauve le film. Car côté réalisation, si le visuel, bien que dérangeant au début surtout avec les personnages humains, s’avère impeccable, on regrette clairement que George Lucas ai renoncé à tout ce qui faisait le sel de sa saga, à commencer par le générique dont la musique de John Williams a été scandaleusement transformée. Finalement, se pose la question de l’utilité de cet opus qui n’en est pas vraiment un. Comme si ce long métrage de cinéma n’avait pour but que de lancer, tel un épisode pilote de longue durée, la série télé d’animation qui devrait débarquer rapidement sur nos écrans. Suffisant pour faire de ce long métrage une curiosité, un divertissement de bonne facture, mais qui en étant dépouillé d’une large part de l’âme de la saga originelle, ne demeure cependant pas indispensable. Plutôt sympa et accessible à un large public, le film demeure quand même un poil décevant pour les vrais fans de la saga.

  



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Bob Morane 08/09/2008 22:04

C'est tout à fait juste. S'il on chercvhe cout que cout à intégrer ce film dans la saga, c'est raté. Mais si l'on considère qu'il s'agit d'un appel d'offre pour les tout petit ne connaissant pas suffisament la saga vers la série TV, alors c'est une réussite. Visuellement c'est dérangeant mais magnifique. L'histoire, d'un point de vue indépendante de la saga se laisse voir avec plaisir. Finalement, il s'agit là d'un film pilote pour une série n'ayant que peu de chose du vrai Star Wars. Comme les Superman ont donné lieu à plusieurs séries BD, film, DA. A chacun son univers

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Le blog sans prétention d'un cinéphile atteint de cinéphagie, qui rend compte autant que possible des films qu'il a vu!