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22 Jun

Monsieur Hobbs prend des vacances

Publié par Platinoch  - Catégories :  #Comédies

Un grand merci à ESC Distribution pour m’avoir permis de découvrir et de chroniquer le DVD du film « Monsieur Hobbs prend des vacances » de Henry Koster.

 

Monsieur_Hobbs_prend_des_vacances_DVD

« La raison de l’exploration de l’espace est simple : il y a beaucoup trop de monde sur Terre ! »

 

Robert Hobbs est surmené. Aussi rêve-t-il de prendre des vacances en amoureux avec sa femme Peggy. Hawaï, Paris ou l’Italie...

 

Or, celle-ci le convainc de partir en famille au bord de la mer… ce qui inclut un large éventail d’importuns, de raseurs et de créatures bruyantes. Et surtout d’imprévus. Ces vacances seront loin d’être de tout repos. Monsieur Hobbs saura-t-il y remettre bon ordre ?

 

« Ce sera l’occasion de faire une bonne petite réunion de famille à l’ancienne mode ! »

 

Mr_hobbs_take_a_vacation_DVD

Né en 1905 à Berlin, le jeune Herman Kosterlitz découvre le cinéma dès son plus jeune âge dans la salle que possède son oncle et où sa mère exerce comme pianiste en accompagnement des films. Se rêvant romancier, il est cependant embauché dès le milieu des années 20 comme scénariste pour la prestigieuse UFA. Là, il fait la connaissance du réalisateur Curtis Bernhardt qui ne fait son assistant et qui lui apprend les rudiments du métier. C’est d’ailleurs grâce au forfait de celui-ci que Kosterlitz fait ses débuts de réalisateur. Mais en dépit d’un début de carrière prometteur, le jeune cinéaste est rattrapé par la grande Histoire et se retrouve contraint de fuir à Hollywood la montée du nazisme et de l’antisémitisme qui gangrènent alors son pays. En Amérique, il change son patronyme en Henry Koster et réalise d’abord toute une série de comédies musicales à succès avec Deanna Durbin. Il faut attendre la seconde moitié des années 40 pour le voir s’émanciper et se frotter à des genres plus exigeants. S’ensuivront donc une petite trentaine de films, alternant le bon (« Honni soit qui mal y pense », « Le seigneur de l’aventure ») et le moins bon (« La tunique », « La sarabande des pantins », « Désirée »), grâce auxquels il acquerra une réputation d’honnête tâcheron. Troisième des cinq films dans lesquels il dirigera James Stewart (dont notamment le célèbre « Harvey »), « Monsieur Hobbs prend des vacances » est une adaptation du roman éponyme de Edward Streeter. A noter que James Stewart obtint le Prix d’interprétation pour ce rôle au Festival de Berlin.

 

« J’aurais encore préféré passer une soirée à parler russe avec Khrouchtchev ! »

 

Hobbs_vacation_Ohara

A première vue, « Monsieur Hobbs prend des vacances » est une gentille petite comédie familiale comme Hollywood les produit alors à la pelle. On y suit les sympathiques tribulations estivales d’un cadre supérieur entre deux âges, tiraillé malgré lui entre les problèmes des membres de sa tribu (son fils qui ne veut pas décoller ses yeux du téléviseur, sa cadette qui se renferme sur elle-même à cause de son appareil dentaire qui lui fait honte, sa fille ainée qui traverse une crise de couple) et les aléas d’une maison de vacances qui tombe en ruines. Les jours semblent ainsi s’écouler au rythme des évènements sans que le repos ne semble jamais être accordé au chef de famille. Si on s’amuse allègrement des running-gags qui ponctuent le film (le générateur d’eau, la cuisinière allemande, le turbulent petit-fils…), certaines péripéties étirées in extenso (le bal des adolescents, la croisière dans le brouillard…) paraissent nettement plus rébarbatives, même si elles permettent in fine au héros de resserrer les liens avec les siens. Mais plus encore, c’est le dernier quart du film avec l’arrivée du couple Turner, particulièrement austère et coincé, qui semble être la partie la moins réussie du film. A l’image de cette interminable balade ornithologique suivie du quiproquo de la salle de bain, tout droit copié de « Allez coucher ailleurs ! ». Reste qu’en arrière-plan, le film dresse également le portrait de la bourgeoisie WASP du début des années 60, tiraillée entre modernité matérielle (voiture, télévision, cocktails…) et valeurs traditionnelles défendues par le film (famille, travail, fidélité… ). On notera cependant la belle complicité entre James Stewart et Maureen O’Hara qui portent pour le coup le film sur leurs épaules. Sympathique dans l’ensemble, il s’agit cependant là d’un film mineur dans la carrière de ces deux immenses acteurs.

 

Hobbs_vacation_Stewart

 

**

 

Le DVD : Le film est présenté dans un nouveau master Haute définition. Il est proposé en version originale américaine (2.0) ainsi qu’en version française (2.0). Des sous-titres français sont également proposés.

 

Côté bonus, le film est accompagné de « James Stewart, un américain modèle », par Mathieu Macheret, critique cinéma pour Le Monde (15 min.).

 

Edité par ESC Distribution, « M. Hobbs prend des vacances » est disponible en DVD ainsi qu’en blu-ray depuis le 9 mai 2017.

 

Le site Internet de ESC Distribution est ici. Sa page Facebook est ici.

 

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Le blog sans prétention d'un cinéphile atteint de cinéphagie, qui rend compte autant que possible des films qu'il a vu!