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23 Sep

Sauvez le Neptune

Publié par Platinoch  - Catégories :  #Films Catastrophes

Un grand merci à Elephant Films pour m’avoir permis de découvrir et de chroniquer le blu-ray du film « Sauvez le Neptune » de David Greene.

 

Sauvez_le_Neptune

« C’est une sensation étrange que de le ramener au port pour la dernière fois »

 

Après avoir percuté un cargo norvégien, le sous-marin atomique américain le Neptune s’écrase sur un récif à des centaines de mètres de profondeur. Le capitaine Blanchard et son équipage, 41 hommes au total, sont toujours vivants, mais n’ont que 48 heures d’oxygène. Leur seul espoir : deux inventeurs marginaux, qui vont essayer de débloquer l’écoutille de secours à l’aide d’un sous-marin expérimental…

 

« Je vous promets que nous ferons tout pour vous sortir de là »

 

Sauvez_Neptune_Charlton_Heston

Après une première partie de carrière dédiée aux films d’aventures (« Les 55 jours de Pékin », « Horizons lointains », « Le Cid », « Khartoum ») et aux péplums (« Les dix commandements », « Ben-Hur » qui lui vaut l’Oscar du Meilleur acteur) à laquelle son physique de jeune premier athlétique et carnassier  semblait le destiner, Charlton Heston donne un second souffle à sa carrière à l’orée des années 70. Alors à l’approche de la cinquantaine, il se relance grâce au cinéma de science-fiction (« Soleil vert », « Le survivant » et surtout « La planète des singes ») et surtout grâce aux films catastrophe, genre très en vogue durant cette décennie et dont les succès lui permettent de rester l’un des poids lourds du box-office américain. Ainsi, après avoir montré toute l’étendue de sa bravoure dans les airs (« Alerte à la bombe », « 747 en péril ») puis sur terre (« Tremblement de terre »), il se devait immanquablement de se confronter à l’élément marin et aux abysses. C’est chose faite avec « Sauvez le Neptune », adaptation d’un roman de David Lavallee qu’il tourne en 1978 sous la direction de David Greene, modeste réalisateur anglais qui en dehors d’une poignée de films pour le cinéma (la comédie musicale « Godspell » notamment) fut surtout un prolifique réalisateur de télévision.

 

« J’ai eu la révélation pendant le naufrage que quoi qu’il se passe, je n’en ai rien à foutre »

 

Sauvez_le_Neptune_Stacy_Keach

Le film de sous-marin est un sous-genre cinématographique en soit : le submersible permettant, par nature, d’en faire soit un refuge (« Le sous-marin de l’apocalypse », « Le dernier rivage ») soit un piège clostrophobique (« Das boot », « U-571 », « Destination Zebra, station polaire », « Black sea »). Avec son scénario dramatique et anxiogène, « Sauvez le Neptune » s’inscrit clairement dans la seconde catégorie. En effet, alors qu’il s’apprête à rentrer au port, le sous-marin Neptune est victime d’un accident qui l’envoie par le fond. Et tandis qu’une partie de l’équipage périt dans le choc, l’autre se retrouve coincée dans les profondeurs de l’océan. L’enjeu du film reposant alors sur l’impossible survie de l’équipage et la course contre la montre menée par les secours pour leur venir en aide. Sur la forme, le scénario est construit de manière assez classique, faisant émerger quelques personnages clés (le commandant du sous-marin, le chef de la mission de secours, l’ingénieur du génie qui intervient avec un appareil expérimental...) qui détiennent les clés de la réussite de la mission. Sur le fond en revanche, malgré quelques scènes plutôt spectaculaires (l’appareil qui se retourne sur lui-même, la montée des eaux dans les couloirs du sous-marin), le récit traine un peu en longueur, essayant de faire vivre un suspense un peu vain (on se doute que les secours finiront par aboutir) sans pour autant réussir à en développer outre mesure la dimension psychologique (hormis un accrochage entre le commandant du sous-marin et son second). Le film sert surtout à promouvoir la technologie américaine et notamment le DSRV dont la sophistication permet de porter secours aux équipages des sous-marins. On notera tout de même - chose rare pour une production de ce type et de cette époque - l’absence totale de manichéisme, l’accident étant en partie la faute du capitaine et non pas due à la malveillance d’un pays ennemi. Finalement, le meilleur atout du film reste encore son casting luxueux, au sein duquel on retrouve notamment des seconds rôles de qualité comme Stacy Keach, David Carradine, Ned Beatty, Ronnie Cox ou encore le débutant Chistopher Reeve qui s’apprêtait alors à revêtir quelques mois plus tard le costume de « Superman ».

 

Gray_Lady_Down_Blu-ray

 

**

 

Le blu-ray : Le film est proposé en version restaurée, en version originale américaine (2.0) ainsi qu’en version française (2.0). Des sous-titres français sont également disponibles.

 

Côté bonus, le film est accompagné de « La Dame en gris », présentation du film par Julien Comelli, journaliste en culture pop (11 min.), ainsi que d’une galerie photos et de bandes-annonces.

 

Edité par Elephant Films, « Sauvez le Neptune » est disponible en DVD ainsi qu’en combo Blu-ray + DVD depuis le 5 septembre 2017.

 

Le site Internet de Elephant Films est ici. Sa page Facebook est ici.

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Le blog sans prétention d'un cinéphile atteint de cinéphagie, qui rend compte autant que possible des films qu'il a vu!