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18 Apr

La machine à démonter le temps - Very hot tub

Publié par platinoch  - Catégories :  #Comédies

La machine a démonter le temps - DVD reçu dans le cadre du programme « DVDTrafic » organisé par le site Cinetrafic.

« Et maintenant vous faites quoi ? Vous débouchez le cul des chiens ? »

Adam, Nick et Lou sont trois amis de longue date qui ont une existence des moins heureuses. Un jour, quand Lou, éméché, tente de se suicider, Adam et Nick, accompagnés de Jacob, le neveu du premier, partent de façon impulsive à Kodiak Valley Ski Resort, là où les trois amis passèrent le week-end le plus mémorable de leur adolescence. Les quatre protagonistes passent la nuit dans un jacuzzi en buvant de l'alcool à gogo. Mais, le lendemain, ils se réveillent et découvrent qu'ils sont projetés en 1986, année de ce fameux week-end. Le groupe se voit avec leur physique d'il y a vingt ans en se regardant dans la glace, sauf Jacob, qui n'était pas né à cette période. Ils doivent alors choisir entre réécrire leur futur ou faire exactement les mêmes choix qu'à l'époque.

« Lou est un trou du cul, mais c’est notre trou du cul ! »

Les années 80 marquèrent une période de renouveau de la comédie US. Une poignée de jeunes réalisateurs (entre autres John Hugues, Rob Reiner, Robert Zemeckis) firent ainsi souffler un vent de fraîcheur sur le genre en plaçant la jeunesse au centre de leurs films. S’intéressant véritablement aux préoccupations et aux aspirations des adolescents, ces films réussirent à capter quelque chose d’authentique qui leur permit de toucher véritablement le public. Un cinéma fait par des jeunes pou les jeunes en quelque sorte. Construisant des univers toujours positifs dans lesquels les adolescents étaient toujours les héros, les réalisateurs allaient décliner avec succès la recette à tous les genres, depuis le classique teen movie (« Breakfast club », « 16 bougies pour Sam », « La folle journée de Ferris Bueller », « Risky business ») jusqu’à la science-fiction (« Retour vers le futur », « Gremlins », « E.T. ») en passant par la kung-fu comédie (« Karaté Kid »), le film d’aventures (« Les Goonies ») ou encore le drame initiatique (« Stand by me »).

« C’est comme si le destin me donnait une deuxième chance ! »

Depuis vingt-cinq ans qu’il traîne ses guêtres à Hollywood, Steve Pink connaît bien le cinéma. Et pour cause : tour à tour figurant (« Garçon choc pour nana chic »), scénariste (« Tueurs à gages », « High fidelity »), producteur (« Night and day »), ce vieux comparse de John Cusack a même monté avec lui une société de production. Après un premier essai derrière la caméra en 2006 (« Admis à tous prix », resté inédit dans nos salles), il nous revient avec son deuxième long, « Very hot tub », qui s’appelait « La machine à démonter le temps » lors de sa (discrète) sortie en salle. Un film en forme d’hommage aux années 80 et aux comédies de cette époque, qui surfe également sur la vague très actuelle des comédies de potes, dont elle reprend nombre de codes (les personnages un peu loosers, la virée alcoolisée, les coucheries, les blagues potaches…). Construit sur le même modèle scénaristique que « Retour vers le futur » auquel il fait de nombreux clins d’œil (le jacuzzi qui remplace la DeLorean et dont il faut trouver le carburant, la chanson « qui plaira à vos enfants », la disparition progressive du plus jeune des personnages tant qu’il n’a pas été conçu, et même la présence de l’acteur Crispin Glover qui interprétait George McFly dans le film de Robert Zemeckis), le film de Pink enchaîne les gags (potaches) sur un rythme endiablé (mention spéciale au pari idiot et au coup de téléphone de l’un des héros à sa future femme !) sans jamais connaître de baisse de régime. D’ailleurs, à la différence de nombre de comédies actuelles, et notamment du médiocre « Very bad trip » auquel son titre renvoie, « La machine à démonter le temps » bénéficie du côté attachant de ses personnages et de l’effet de nostalgie des années 80 (la bande musicale avec INXS, Bowie ou Talking Heads y est pour beaucoup, ainsi que la présence de John Cusack, ex-beau gosse des teen movies 80’s, ou encore du revenant Chavy Chase), qui rendent cette comédie éminemment sympathique. D’autant que l’ensemble est filmé sans prétention et, chose rare, ne cherche à aucun moment à forcer ni à arracher les rires. Contre toute attente, « La machine à démonter le temps » se révèle être une très bonne petite comédie, délirante et bien éclatante !

 

Le DVD : Edité par Fox Pathé Europa, le DVD propose le film en VF et VOST, dans une version « non censurée » inédite en salle. Côté bonus, on retrouve la bande-annonce du film, ainsi que des scènes coupées (environ 5 minutes).



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Bob Morane 20/04/2011 17:05

J'ai été mort de rire en voyant ce film, drolle, potache au possible sans morale particlière. Excellent !

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Le blog sans prétention d'un cinéphile atteint de cinéphagie, qui rend compte autant que possible des films qu'il a vu!