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08 Jun

Very bad dads

Publié par Platinoch  - Catégories :  #Comédies

Un grand merci à Paramount Pictures pour m’avoir permis de découvrir et de chroniquer le dvd du film « Very bad dads » de Sean Anders.

 

Very_bad_dads« De qui un enfant a-t-il le plus besoin : un père ou un papa ? »

 

Jouer le rôle de beau-père est parfois difficile pour Brad qui aime les enfants de son amoureuse comme ses propres enfants, mais qui se fait sans cesse rejeter par eux. Alors que la situation s’améliore un peu, c’est ce moment que choisit Dusty, le père biologique, pour revenir dans le tableau. Même s’il l’invite à passer quelques jours à la maison, Brad se sent en compétition avec Dusty, qui le lui rend bien. La jalousie s’installe rapidement entre les deux hommes qui multiplient les coups bas afin de se faire appeler papa…

 

« Tu te souviens que je t’ai dit un jour que Dusty, c’est un peu comme si Mick Jagger et Jesse James avaient eu un fils ? »

 

Very-bad-dads_2Ces dernières années, Sean Anders s’est essentiellement illustré grâce à ses qualités de scénariste et ses prédispositions pour l’humour gras et potache. On compte ainsi à son palmarès les scénarios de bon nombre de comédies à succès de ces dernières années : « Trop belle ! » de Jim Field Smith, l’excellent « La machine à démonter le temps » de Steve Pink, « Les Miller, une famille en herbe » de Rawson Marshall Thurber ou encore l’hilarant « Dumb and dumber de » des Frères Farrelly. A ses heures perdues, le bonhomme s’est également lui-même essayé à la réalisation, avec plus ou moins de réussite. A son actif, on lui notamment le bide « Crazy dad » avec Adam Sandler ou encore le plutôt réussi « Comment tuer son boss 2 ». Pour son nouveau projet, « Daddy’s home », Sean Anders décide de reformer le tandem Will Ferrell/Mark Wahlberg, six ans après le succès de « Very bad cops » d’Adam McKay. Un temps attaché au projet, le réalisateur Reuben Fleischer (« Bienvenue à Zombieland », « Gangster Squad ») a finalement jeter l’éponge au profit du scénariste Sean Anders qui en profite pour passer une nouvelle fois derrière la caméra. Si le film se contente d’une sortie direct-to-dvd en France, le film a connu un certain succès aux USA, au point qu’une suite soit d’ores et déjà envisagée.

 

« Jamais vous ne les abandonneriez si c’étaient les vôtres »

 

Very_bad_dads_3Will Ferrell et Mark Wahlberg ou le duo improbable. La star absolue et sans limite du rire US face à la star du film d’action. Un duo a priori mal assorti mais avec des rôles bien précis : d’un côté le grand dadais maladroit et naïf, de l’autre le beau gosse musclé, nerveux et viril. Une sorte de Pignon/Campana version américaine. Il n’empêche, dans « Very bad cops », le tandem fonctionnait - contre toute attente - à merveille, pastichant à merveille les films de genre tout en réinventant le buddy movie. Il faut dire que pour l’occasion, ils s’étaient bien entourés de seconds rôles savoureux autant que prestigieux (Eva Mendes, Samuel L. Jackson, Michael Keaton) et le film faisait la part belle à un humour potache et absurde assumé, laissant libre court à la folie sans limite du génial Will Ferrell. « Daddy’s home » - affublé par les distributeurs français d’un improbable titre rappelant la précédente collaboration des deux comédiens - reprend donc globalement le même concept (la compétition entre deux hommes que tout oppose mais obligés de collaborer ensemble) cette fois-ci dans un cadre familial. Une sorte de combat de coq entre un père absent et rock’n’roll et un beau-père trop présent et ringard. Si Sean Anders porte un regard finalement assez moderne sur la famille américaine - là où le sujet est encore trop souvent traité de façon conservatrice - le film peine un peu, faute de véritable enjeu, à trouver son véritable rythme de comédie. La faute à un réalisateur qui fait ici le choix de brider Will Ferrell, l’acteur de comédie le plus dingue de sa génération, au profit d’une comédie familiale un peu trop sage. Ce qui est dommage, car c’est quand ce dernier se retrouve un peu en roue libre (la scène de l’examen de fertilité, celle du match de basketball) que le film trouve ses scènes les plus hilarantes. Bien aidé par quelques seconds rôles savoureux (la charmante Linda Cardellini, Thomas Hayden Church), « Very bad dads » se laisse donc regarder comme une sympathique petite comédie familiale plutôt amusante et distrayante. On regrette juste, vu le casting, que Sean Anders ne soit pas laissé aller à un peu plus de folie.

 

Very_bad_dads_4

 

**

 

Le dvd : Le film est présenté en version originale américaine ainsi qu’en version française. Des sous-titres optionnels français et anglais sont proposés. Côté bonus, cette édition propose un making of, « Daddy-Off » ainsi que des scènes coupées ou présentées en versions longues (Promenade en voiture questions/réponses , Amuse-toi bien, Pre-danse, Brad le motard, L’opération spéciale).

 

Edité par Paramount Pictures, « Very bad dads » est disponible en dvd ainsi qu’en blu-ray depuis le 31 mai 2016.

 

Le site Internet de Paramount Pictures est ici. Sa page Facebook est ici.

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Le blog sans prétention d'un cinéphile atteint de cinéphagie, qui rend compte autant que possible des films qu'il a vu!