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18 Jun

Point break (2015)

Publié par Platinoch  - Catégories :  #Films d'action

Un grand merci à M6 Vidéo pour m’avoir permis de découvrir et de chroniquer le dvd du film « Point break » de Ericson Core.

 

Point Break dvd« Quiconque réussirait ces huit défis pour prétendre au Nirvana. Ils n’agissent pas par cupidité. Leur motivation est spirituelle. »

 

Une série de braquages spectaculaires aux quatre coins du monde met en péril l’équilibre des marchés financiers. Les criminels opèrent aussi bien en motos dans des gratte-ciels new yorkais qu’en « wingsuits » pour s’échapper d’avions au-dessus de la jungle. Johnny Utah, une ancienne légende du moto-cross devenue agent du FBI, va devoir infiltrer le groupe de sportifs de l’extrême que l’on soupçonne d’être à l’origine de ces sidérants braquages. Pour gagner leur confiance, Utah affronte des défis insensés, du surf au snowboard en passant par la chute libre ou l’escalade à mains nues. Alors qu’il pense avoir identifié le cerveau des braquages, il se retrouve entrainé contre son gré dans les activités criminelles du groupe dopé à l’adrénaline…

 

« Un homme qui repousse ses limites finit toujours par les trouver. On va tous mourir un jour. La seule question est de savoir quand et comment ? »

 

Point Break« Point break », c’est d’abord l’histoire d’une success story comme seule Hollywood les connait. L’histoire d’un petit film que devait initialement réaliser Ridley Scott avant que le producteur James Cameron n’en confie la réalisation à son épouse de l’époque, Kathryn Bigelow. Un film a petit budget et sans véritable star au casting qui fera contre toute attente un carton au box-office et qui gagner au fil des ans son statut de film culte. Suffisamment pour que vingt ans plus tard, le projet d’un remake soit officiellement annoncé. Le scénario est ainsi confié aux bons soins de Kurt Wimmer (réalisateur de « Equilibrium » et de « Ultraviolet » et scénariste de plusieurs remakes tels « Thomas Crown » ou encore « Total Recall »). Après plusieurs tergiversations, la réalisation revient quant à elle à Ericson Core, essentiellement connu jusqu’ici pour son travail de directeur de la photographie (sur la saga « Fast and furious » notamment) en dépit d’une première expérience derrière la caméra dix ans plus tôt avec « Invincible ». Côté casting, Gerard Butler fut un temps pressenti pour reprendre le rôle du charismatique Budhi tenu initialement par le regretté Patrick Szayze, avant que celui-ci ne revienne finalement à l’acteur vénézuélien Edgar Ramirez. Idem pour le rôle de Johnny Utah, tenu dans la version originale par le jeune Keanu Reeves, et pour lequel Taylor Kitsch et Nicholas Hoult furent envisagés avant d’être attribué à Luke Bracey, jeune acteur australien aperçu dans « The november man » et dans « G.I. Joe : Conspiration ».

 

« Chacun est responsable de son propre chemin uniquement. Les autres suivent le leur. »

 

Point_BreakHollywood, « l’usine à rêves », est aussi une  industrie du recyclage, nous habituant au fil des années à produire des remakes à tour de bras. Si la plupart du temps, la démarche consiste à adapter à la sauve US les succès cinématographiques des autres pays (« The birdcage », « LOL USA », « Les infiltrés »...), Hollywood sait aussi revisiter et réadapter les grands classiques de son propre répertoire (« King Kong », « Le ciel peut attendre », « Le facteur sonne toujours deux fois »...). Succès surprise du box-office de l’année 1991, c’est donc au tour de « Point break » d’être remis au goût du jour, vingt-cinq ans après sa sortie. En tout honnêteté, on ne pouvait que s’interroger sur l’intérêt et l’opportunité de produire un remake d’un film devenu culte pour toute une génération. Pour tout dire, l’entreprise avait tout du défi suicidaire. D’autant qu’à première vue, si la trame demeure globalement la même, de vraies différences scénaristiques séparent les deux films. En effet, dans sa version originale, Kathryn Bigalow jouait sur les apparences (le monde violent qui se cache derrière l’univers en apparence cool et hédoniste du milieu du surf) et sur l’ambiguïté de la relation Utah/Bodhi (les deux hommes étant, malgré leurs différences, liés par une forme d’amitié virile et par un profond respect mutuel) pour donner du corps à son intrigue. De plus, le film bénéficiait d’un scénario complexe, qui multipliait les fausses pistes. Ericson Core, lui, fait le choix de délaisser le monde du surf pour faire de ses héros des professionnels des sports extrêmes, animés par un sens du défi personnel et de l’écologie quasi philosophique. Si le résultat s’avère visuellement beaucoup plus spectaculaire (géniale scène de vol plané libre), les personnages en revanche pâtissent d’un aspect trop individualiste et nihiliste qui rend leurs relations beaucoup moins fortes et ambigües. Tout comme leurs motivations paraissent assez peu convaincantes. Quelques bonnes idées scénaristiques sont toutefois à souligner, comme l’étrange relation de Utah avec le principal personnage féminin. Mais dans l’ensemble, les deux films paraissent étrangement différents. Sur la forme, Ericson Core réalise un film impressionnant et parfaitement ancré dans son époque. En revanche, sur le fond, son film parait tout de même plus fade que l’original. Et ce d’autant plus que le duo Bracey/Ramirez n’a pas le même charisme magnétique que le duo Reeves/Swayze.

 

Point Break 2015

 

**

 

Le dvd : Le film est proposé en version originale américaine ainsi qu’en version française. Les deux étant proposées en 2.0 et 5.1. Des sous-titres optionnels français et malentendants sont également proposés. Côté bonus, le film est accompagné d’une interview de l’équipe du film, de scènes coupées et de bandes-annonces.

 

Edité par M6 Vidéo, « Point Break » est disponible en éditions DVD, Blu-ray, ainsi qu’en édition steelbook combo dvd + blu-ray + blu-ray 3D, depuis le 8 juin 2016.

 

Le site Internet de M6 Vidéo est ici. Sa page Facebook est ici.

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Le blog sans prétention d'un cinéphile atteint de cinéphagie, qui rend compte autant que possible des films qu'il a vu!