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09 Dec

Arabesque

Publié par Platinoch  - Catégories :  #Comédies

Un grand merci à ESC Editions pour m’avoir permis de découvrir et de chroniquer le DVD du film « Arabesque » de Stanley Donen.

 

Arabesque

« Je fais toujours de mon mieux pour collaborer avec les gens très riches ! »

 

Le professeur David Pollock est un expert des hiéroglyphes arabes.

Il est alors contacté par le Premier ministre d’un pays du Moyen-Orient qui lui demande de déjouer un complot visant à le tuer.

La nature de cette machination pourrait en effet être trouvée dans des codes écrits en hiéroglyphes.

 

« Excusez-moi d’avoir interrompu votre menace ! »

 

Arabesque_Sophia_Loren

Danseur de formation, le jeune Stanley Donen - qui rêve de faire la même carrière que son idole Fred Astaire, dont les films sont à l’origine de sa vocation - fait ses débuts à Broadway dès le début des années 40. Mais plus que ses qualités de danseur, ce sont ses qualités de chorégraphes qui lui valent d’être remarqué. Sur les planches, il fait notamment la connaissance de Gene Kelly qui le prend alors sous son aile et en fait son assistant chorégraphe. Les deux hommes partent ainsi ensemble tenter l’aventure hollywoodienne où Donen participera dans l’ombre à la fulgurante ascension de Kelly. Poursuivant leur collaboration, les deux hommes s’imposent rapidement comme des chorégraphes reconnus. Ce qui leur permet de réaliser leur premier film, « Un jour à New York » (1949), dans lequel Kelly partage la vedette avec Frank Sinatra. Un succès qui vaut à Donen de réaliser une dizaine de films musicaux au cours des années suivantes, tantôt en solo (« Mariage royal », « Les sept femmes de Barberousse »), tantôt en duo avec son ami Gene Kelly (« Chantons sous la pluie », « Beau fixe sur New-York »). Mais le déclin progressif des comédies musicales classiques pousse Donen à s’affranchir progressivement de ce registre pour se frotter à celui de la comédie romantique (« Drôle de frimousse », « Indiscret », « Ailleurs l’herbe est plus verte »). Après l’excellente comédie policière « Charade » (1963), il s’essaye à la comédie d’espionnage avec « Arabesque » (1966).

 

« Si je m’étais laissé tuer, je crois que je ne lui aurais jamais pardonné »

 

Arabesque_Peter_Sellers

Il faut dire qu’en ce milieu de la décennie des sixties, l’industrie cinématographique ne jure que par le glamour des films d’espionnage : James Bond en Angleterre, mais aussi Flint et OSS 117, ses avatars américain et français. Quelques mois seulement avant le parodique « Casino Royale », Donen imagine donc cette étonnante comédie d’espionnage dont la construction scénaristique rappelle un peu celle du Hitchcock des « 39 marches ». Soit un professeur universitaire se retrouvant malgré lui plongé au cœur d’un incroyable complot visant à tuer le Premier ministre égyptien. Tour à tour kidnappé, séquestré et menacé par différents groupes d’intérêts, il devra se débrouiller seul ou presque pour tenter de démêler les fils de cette terrible machination. Le McGuffin du film étant le code en hiéroglyphes. Comme tout bon film du genre, « Arabesque » nous réserve son lot de courses-poursuites (en vélo, en voiture, à cheval...), de bagarres et de rebondissements. Mais l’aventure, qui prend pour décor le « Swinging London », ne se prend jamais au sérieux et dégage une sensation de féroce décontraction. A l’image de l’hilarante quête des papiers de chocolat pour laquelle le héros devra réussir à faire bouger un garde royal. Et puis il y a cet étonnant duo, composé d’un Gregory Peck étonnamment à l’aise dans le registre de la comédie et de l’autodérision et d’une Sophia Loren plus glamour que jamais. Seul bémol, le scénario un peu opaque dont on peine à véritablement comprendre les tenants et les aboutissants. Mais qu’importe, cette sympathique comédie atteint pleinement son but en nous offrant un divertissement très plaisant et de qualité.  

 

Arabesque_GRegory_Peck

 

***

 

Le DVD : Le film est présenté dans un nouveau Master HD, en version originale américaine (2.0) ainsi qu’en version française (2.0). Des sous-titres français sont également disponibles.

 

Côté bonus, le film est accompagné de deux présentations respectivement signées Thierry Lebon et Mathieu Macheret.

 

Edité par ESC Editions, « Arabesque » est disponible en DVD ainsi qu’en blu-ray depuis le 28 novembre 2017.

 

Le site Internet de ESC Editions est ici. Sa page Facebook est ici.

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Le blog sans prétention d'un cinéphile atteint de cinéphagie, qui rend compte autant que possible des films qu'il a vu!