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09 Aug

Baron rouge

Publié par platinoch  - Catégories :  #Films de guerre

« Tu as abattu une légende. Ce qui fait de toi la nouvelle légende à abattre »

Allemagne - Première Guerre mondiale. Le jeune pilote Manfred von Richthofen, alias Le Baron Rouge, est une célébrité au sein de l'armée de l'air allemande.


Sa passion pour l'aviation lui ferait presque oublier que la guerre bat son plein en Europe.


Quand il tombe amoureux de la belle infirmière Käte, il réalise peu à peu que son image est utilisée à des fins de propagande.


Il doit alors faire un choix entre son dégoût pour la guerre et son sens du devoir...

« Je ne veux pas surprendre : je veux être l'emblème de la terreur »

Après la nouvelle vague du cinéma allemand des années 70 (animée par Wenders, Herzog ou Fassbinder), celui-ci était devenu particulièrement discret pendant près de vingt ans. Avant de retrouver, depuis une dizaine d'années, un peu de sa vigueur et de sa visibilité à l'international. Un renouveau du à une nouvelle génération de réalisateurs et de comédiens, qui ose braver certains tabous en se replongeant dans l'Histoire allemande du vingtième siècle. A commencer par la période nazie (« La chute », « Sophie Scholl : les derniers jours », « Les faussaires ») et celle du régime communiste de l'ancienne RDA (« Goodbye, Lénine », « La vie des autres »). Avec « Baron rouge », le réalisateur Nikolaï Mülleschön se replonge cette fois dans les affres de la première guerre mondiale. Cette coproduction germano-britannique, entièrement tournée en anglais, est consacrée au célèbre Manfred Von Richtofen, alias le Baron rouge. Pilote émérite de l'armée allemande, il fut l'as des as de la première guerre mondiale, remportant 80 victoires avérées, avant d'être lui-même abattu le 21 avril 1918. Sa jeunesse, son habileté et les conditions troubles de sa mort le feront entrer définitivement dans la légende. Ce « Baron rouge » est le second film à lui être consacré, après « The red baron » de Roger Corman, réalisé en 1971. Malgré son imposant budget de 17 millions d'euros (qui en fait du coup l'un des films les plus chers produit outre-Rhin), le film, qui a été un échec au box-office allemand, reste inédit sur nos écrans.

« Tu es ma plus belle victoire »

Aussi terrible et meurtrière fut-elle, la première guerre mondiale devait révolutionner la façon de faire la guerre. Si les combats faisaient déjà rage pour contrôler la terre et la mer, l'aviation naissante allait faire du ciel le théâtre de batailles d'un nouveau genre. Et les hommes qui se battaient pour sa conquête allaient devenir des chevaliers des temps modernes, avec leurs codes, leurs blasons et leurs joutes. Leurs exploits allaient inspirer durablement les réalisateurs, de Howard Hughes (« Les anges de l'enfer ») à John Guillermin (« Le crépuscule des aigles ») en passant par Roger Corman (« The red baron ») ou plus récemment Tony Bill (« Flyboys »). Ce « Baron rouge » devait toutefois apporter un regard neuf et un point de vu original sur la guerre et sur Von Richtofen, de par la nationalité du réalisateur et du choix de filmer le conflit vu du camp allemand. Malheureusement, le film ne tient pas vraiment ses promesses. La faute notamment à un scénario mal écrit, qui privilégie davantage la relation amoureuse (sans intérêt !) entre Von Richtofen et une infirmière belge ainsi que sa prise de conscience progressive quant à l'absurdité du conflit plutôt que les qualités militaires de ce dernier. De fait, empilant scolairement les saynètes dans l'ordre chronologique, le film vire vite à l'hagiographie, faisant passer le Baron rouge pour un homme sentimental qui se paye le luxe d'étaler ses états d'âme devant le Kaiser. Une vision qui semble à l'opposé de ce que laissent croire les origines du Baron rouge, issu de l'aristocratie prussienne et qui reçut une éducation militaire dès son plus jeune âge. Si le choix d'attribuer le rôle titre à un acteur sans charisme est critiquable, on regrette également l'absence totale de prise de risque de l'auteur, qui refuse de donner son point de vue quant à la mort du héros, toujours objet de controverses aujourd'hui. Dommage, car en dépit de cela, les reconstitutions historiques et les batailles aériennes sont vraiment très réussies et impressionnantes. Mi-figue mi-raison, « Baron rouge » se laisse tout de même regarder. Mais n'est pas à la hauteur de la légende à qui il rend hommage.


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palilia 20/08/2011 14:27


bonjour, tu as migré toi aussi mais au moins tu as conservé ces belles photos ! ah c'est dur de tout reprendre, les miennes ont toutes disparu car c'était des captures perso. C'est pas l'idéal mais
c'est mieux que si tout avait disparu.


Bob Morane 18/08/2011 21:58

Carrément du n'importe quoi ! En vrac, même si tu l'as dit, le film en anglais (warum ?) l'idyle romantique des plus inutiles qui soit, les scènettes de batailles aériennes du genre comique, une longueur excessve, et j'en passe des meilleurs, Mais alors, le clou de la connerie, les bonus, avec le bétisier ! !

Bob Morane 10/08/2011 07:05

Ma curiosité est cependant aiguisée. Je me souviens de la version précédent "the red baron" qui dans mon souvenir était pas si mal avec en scène un certain Göring...

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Le blog sans prétention d'un cinéphile atteint de cinéphagie, qui rend compte autant que possible des films qu'il a vu!