Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
25 Sep

Le signe de la croix

Publié par Platinoch  - Catégories :  #peplum

Un grand merci à Elephant Films pour m’avoir permis de découvrir et de chroniquer le blu-ray du film « Le signe de la croix » de Cecil B. Demille.

 

Le_signe_de_la_croix

« Rome devait brûler à ma mort. Mais autant que j’y assiste et que je profite du spectacle ! »

 

Alors que les Chrétiens sont la cible de la vindicte de Néron, Marcus Superbus, le préfet de Rome, tombe amoureux de l’une d’entre eux, Mercia. Poppée, femme de Néron et maîtresse de Marcus, fait arrêter la belle Chrétienne, qui est condamnée à être jetée aux lions…

 

« Les chrétiens ne veulent pas détruire le monde, ils veulent le sauver en rendant l’homme libre de penser »

 

Le_signe_de_la_croix_Claudette_Colbert

Pionnier du cinéma américain et comptant parmi les pères fondateurs de Hollywood, Cecil B. DeMille apparait comme l'un des plus grands cinéastes américains de l'ère du muet, durant laquelle il est remarquée pour ses superproductions somptueuses et spectaculaires. Faisant partie des rares cinéastes à passer le cap du cinéma parlant sans encombre, il signe en 1932 « Le signe de la croix », son quatrième film parlant, qui lui permet de renouer avec le péplum biblique, genre dans lequel ce conservateur très croyant excelle particulièrement pour avoir déjà signé par le passé une première version des « Dix commandements » (1923) ainsi que « Le roi des rois » (1927).

 

« Je crois en toi, pas en ce Christ. Si tu ne vis pas pour toi, vis pour moi »

 

Le_signe_de_la_croix_DeMille

Librement adapté du roman « Quo vadis » (qui fera l'objet d'un péplum mythique signé par Mervyn LeRoy en 1951), « Le signe de la croix » nous replonge dans la Rome antique au temps du règne décadent de Néron et des persécutions contre les premiers chrétiens. Un sujet qui plait énormément à ce cinéaste très porté sur la religion qui y trouve là un moyen d'exalter la foi chrétienne. Mais si le sujet parait un peu rébarbatif, force est de constater qu'il le traite avec maestria, son film étant formellement parfait, bénéficiant de décors et de costumes fastueux qui offrent un formidable écrin à sa mise en scène millimétrée, qui joue sur une symbolique très forte (les croix omniprésentes dans les éléments de décor, la montée des chrétiens vers l'arène comme vers le paradis) et qui offre quelques moments de beauté formelle absolue (l'incendie de Rome qui ouvre le film). Mais plus encore, en cette période de cinéma dite pré-code, DeMille défraie la chronique en présentant aux spectateurs des personnages ouvertement déviants (Néron le sadique, Poppée la nymphomane manipulatrice et perverse) et en injectant à son film des touches de sensualité (le bain de elle, son attitude ouvertement libidineuse, la danse à connotation très saphique) et de violence (les jeux du cirque où les morts les plus violentes se déroulent sous les rires des spectateurs) plutôt inédites (surtout dans le cadre d’un film biblique), qui offrent à son péplum une forme de fluidité et d’énergie qui manquera aux grands péplums - plus rigides et empesés - des années 50. Surtout, et même si on est peu sensible au sous-texte religieux, il offre une fin beaucoup plus logique - et digne - que celle, improbable, du « Quo vadis » de 1951. Sans aucun doute un sommet du péplum. 

 

Le_signe_de_la_croix_Frederic_March

 

***

 

Le blu-ray : Le film est présenté en version originale américaine (2.0). Des sous-titres français sont également disponibles.

 

Côté bonus, cette belle édition comprend une présentation du réalisateur Cecil B. DeMille par Jean-Pierre Dionnet (10 min.), une présentation du film (également) par Jean-Pierre Dionnet (10 min.), les modules documentaires « Cecil B. DeMille : Le géant d’Hollywood » (10 min.), « Claudette Colbert : La reine du grand écran » et « Films interdits : Hollywood au temps du Code Hays » (10 min.). Une Bande-annonce et une Galerie photos complètent cette édition.

 

Edité par Elephant Films, « Le signe de la croix » est disponible en DVD ainsi qu’en combo blu-ray + DVD depuis le 25 septembre 2018.

 

Le site Internet de Elephant Films est ici. Sa page Facebook est ici.

Commenter cet article

Archives

À propos

Le blog sans prétention d'un cinéphile atteint de cinéphagie, qui rend compte autant que possible des films qu'il a vu!