Krunk out
Le site sans prétention d'un cinéphile atteint de cinéphagie, qui rend compte autant que possible des films qu'il a vu!
Les films consacrés aux sports de combat sont légions. Mais en la matière, c’est la boxe qui l’emporte (« Rocky », « Fighter », « Warriors », etc…). De mémoire de cinéphile, on n’avait pas vu de catcheur au centre d’un film depuis « The wrestler » de Darren Aronofsky dans lequel Mickey « The ram » Rourke livrait une incroyable performance. Pourtant, le catch est un sport extrêmement populaire aux Etats-Unis. En conséquence, la WWE, la société qui organise et gère le catch professionnel aux USA, a crée au début des années 2000 la WWE studios, filiale lui permettant de produire des films sur le catch mettant en vedette ses propres stars. Après « Legendary » qui mettait en scène la star du catch John Cena, voici donc « Krunk out », leur deuxième production (restée elle aussi inédite sur nos écrans), portée par The Big Show, quintuple champion du monde. A la réalisation, on retrouve l’expérimenté Michael Watkins, qui a essentiellement officié pour des séries télé comme « X-Files », « Code Quantum » ou encore « Monk ».
Il ne faut pas toujours chercher la petite bête. « Krunk out » n’est pas un chef d’œuvre : il n’en a ni la vocation ni l’ambition. Il assume au contraire d’être une sympathique série B. Une sorte de téléfilm amélioré, à mi-chemin entre les comédies familiales américaines (on repense à certains vieux Schwarzenegger façon « Un flic à la maternelle » ou encore à « Oncle Buck » avec John Candy) et les films de Bud Spencer et Terrence Hill (période « Petit papa baston »). L’humour y est ras des pâquerettes (à base de flatulences notamment) et l’histoire y est convenue et cousue de fil blanc, le tout sur une histoire de road movie qui n’évite pas certains clichés (notamment les méchants motards). Il n’empêche, bien entouré de quelques acteurs expérimentés de séries télé (Denis Farina, Melora Hardin, ou encore Mark Feuerstein), The Big Show assure en gentil géant naïf et maladroit et nous fait passer un moment pas désagréable. Car au fond, « Krunk out » est un film à l’image du catch : un peu lourd, familial et qui n’a d’autre but que de divertir. En la matière, il atteint ses objectifs. Ce qui n’est déjà pas si mal.
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